Emmanuel Macron Emmanuel Macron a dénoncé vendredi « l’hydre antisémite » qui s’est immiscée « dans chaque interstice » de la société depuis 20 ans et a souhaité une « peine d’inéligibilité obligatoire » pour les élus coupables « d’actes et propos antisémites, racistes et discriminatoires »
A l’occasion de son hommage à Ilan Halimi, jeune juif séquestré et torturé à mort en 2006, le chef de l’Etat a souligné que la lutte contre l’antisémitisme doit être « le combat de chaque Français » parce que « lorsque dans la patrie, un juif est en danger, c’est la patrie elle-même qui est en danger ».
Le président de la République a dénoncé « l’antisémitisme islamiste à l’origine du pogrom du 7-Octobre » et « l’antisémitisme d’extrême gauche (...) qui le dispute à celui d’extrême droite et ses clichés sur la puissance et la richesse ».
Il s’en est aussi pris à « l’antisémitisme qui utilise le masque de l’antisionisme pour progresser à bas bruit ».
« Celui-là même qui, dans une inversion historique vertigineuse, entend faire des juifs des génocidaires », a-t-il jugé.
Pour lutter « contre le poison de la haine numérique », la France « demandera des comptes aux grandes plateformes et des résultats mesurables dans le retrait rapide des contenus haineux ».
« Si les engagements ne sont pas tenus, nous activerons le droit européen qui prévoit des amendes significatives », a-t-il assuré.
« N’en déplaise à certaines puissances qui voudraient nous donner des leçons: dans la France des Lumières, le free speech (NDLR: la liberté de parole) s’arrête à l’antisémitisme et au racisme », a-t-il insisté dans une allusion aux Etats-Unis.
M. Macron souhaite une « peine d’inéligibilité obligatoire » pour les élus coupables « d’actes et propos antisémites, racistes et discriminatoires » car les politiques doivent être « des sentinelles de la République ».
« Trop souvent, les peines délivrées contre les auteurs de délits et crimes antisémites semblent dérisoires », a-t-il jugé en indiquant que le gouvernement et le Parlement « travailleront à un renforcement de la pénalisation des actes antisémites et racistes ».
La cérémonie s’est tenue 20 ans jour pour jour après la mort du jeune homme, retrouvé agonisant le long d’une voie ferrée et décédé lors de son transfert à l’hôpital au terme de trois semaines de sévices.
Le chef de l’Etat a ensuite planté un chêne dans le jardin de l’Elysée, « symbole d’enracinement de la mémoire d’Ilan Halimi dans la République ».
Vos réactions
L'UE vient de signer hier un emprunt de 90 milliards d'euros pour les donner à l'ukraine pour la periode 2026-2027.
S'il nous expliquait plutôt combien la France va devoir mettre au pot pour cette folie !
"Pour lutter contre le poison de la haine numérique, la France demandera solennellement des comptes aux grandes plateformes, et des résultats mesurables dans le retrait des contenus haineux", a déclaré Emmanuel Macron en précisant que "la barbarie antisémite n'a pas reculé".
"Si les engagement ne sont pas tenus, nous activerons le droit européen ...
Ces célébrations mémorielles ne servent le plus souvent qu'à designer des ennemis, qu'à diviser, qu'à entretenir les conflits, etc ...
En 1598 un roi sage a adopté une position opposée :
Deffendons à tous nos Sujets, de quelque état et qualité qu’ils soient, d’en renouveler la mémoire, s’attaquer, ressentir, injurier, ni provoquer l’un l’autre par reproche de ce qui s’est passé, pour quelque cause et prétexte que ce soit, en disputer, contester, quereller ni s’outrager ou s’offenser de fait ou de parole : Mais se contenir et vivre paisiblement ensemble comme frères, amis et concitoyens, sur peine aux contrevenants d’être punis comme infracteurs de Paix et perturbateurs du repos public.
Henri IV, Edit de Nantes, article 1er.
On ne doit pas commémorer un échec !
La France ne doit commémorer que des réussites ou des victoires (11 novembre, 8 mai, 14 juillet...)
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