09/05/2012 09:41

Un journaliste proche des Farc propose un échange humanitaire pour libérer Roméo Langlois

Un journaliste colombien de l'agence Anncol, considérée comme proche des Farc, a proposé lundi de libérer son fondateur, emprisonné depuis un an, en échange du correspondant français Roméo Langlois, dont la guérilla marxiste a revendiqué la capture.

"Nous voulons proposer un échange de prisonniers de guerre et aussi un débat sur le journalisme en Colombie", a annoncé Luis Ernesto Almario, journaliste vivant actuellement en exil en Australie, dans une déclaration à la radio La W de Bogota.

Correspondant de l'agence Anncol (Agence d'information nouvelle Colombie), M. Almerio réclame la libération de son fondateur Joaquin Perez, considérant que ce dernier est un "prisonnier du gouvernement colombien".

Considéré par les autorités colombiennes comme un guérillero des Farc, ce dernier, qui a créé l'agence Anncol en Suède en 1995, est emprisonné à Bogota depuis avril 2011, après avoir été extradé par le Venezuela.

Membre du "Comité international de libération de Joaquin Perez", M. Almerio assure que le fondateur d'Anncol et le journaliste français sont "tous les deux des prisonniers de guerre".

Correspondant de la chaîne France 24, M. Langlois a disparu le 28 avril alors qu'il tournait un reportage en compagnie d'une brigade, attaquée par les Farc qui ont abattu quatre militaires.

Dans un message diffusé dimanche, la guérilla a réclamé un "débat sur la liberté d'informer", qualifiant le journaliste français de "prisonnier de guerre" au motif qu'il portait un casque et un gilet pare-balles de l'armée.

"Si on attrape quelqu'un au milieu d'un combat, c'est un prisonnier de guerre. On parle d'enlèvement, mais quel enlèvement ? Il était aux côtés de l'armée et a été capturé durant un combat", a encore déclaré le journaliste d'Anncol.

Fondée en 1964, la guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), la principale du pays, compte encore 9.200 combattants, essentiellement repliés dans les régions de montagne et de forêt. En février, elle s'était engagée à renoncer aux enlèvements contre rançon.

Ailleurs sur le web

Vos réactions