04/05/2011 - 09:44
France 24: Perquisitions aux domiciles des dirigeants
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Plusieurs perquisitions ont été menées mardi dans les locaux de
l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF) et de France 24 à
Issy-les-Moulineaux, ainsi qu'aux domiciles de plusieurs dirigeants dont
celui d'Alain de Pouzilhac, a affirmé mardi son avocat, Me Olivier
Metzner.
Environ 45 policiers de la Brigade de répression de la
délinquance contre la personne (BRDP) ont été mobilisés par le parquet de
Nanterre, saisi fin mars d'une plainte pour "harcèlement moral" déposée par
Christine Ockrent, directrice déléguée de l'Audiovisuel extérieur de la
France (AEF).
Cette plainte vise sans le nommer Alain de Pouzilhac, le
patron de l'AEF, avec qui Christine Ockrent est en guerre ouverte depuis des
mois. Contacté par l'AFP, le parquet de Nanterre n'a pas souhaité
commenter ces informations.
Vers 20H15, une partie des perquisitions
étaient encore en cours, selon Me Metzner. Par la voix de son avocat,
le président de l'AEF, qui chapeaute France 24, RFI et une partie de TV5
Monde, Alain de Pouzilhac, s'est dit très "choqué par ce déferlement
policier invraisemblable". Et dans un communiqué interne qu'il adressé au
personnel de l'Audiovisuel extérieur de la France (AEF), il explique que la
direction est "consternée par l'ampleur des moyens déployés pour la
perquisition menée dans nos locaux et au sein même de la rédaction de France
24 par le parquet de Nanterre".
Dans un communiqué, la Société des
Journalistes de France 24 a également protesté "énergiquement" contre cette
perquisition, condamnant "une action qui nuit gravement à la sérénité dans
laquelle doit s'exercer la fonction journalistique".
La SDJ réitère
"son appel aux pouvoirs publics pour qu'ils mettent un terme au plus vite à
la crise de gouvernance à la tête de l'AEF qui n'a que trop duré".
"Les privilèges existent encore. Le personnel de l'AEF aurait été ravi qu'on
mette autant de moyens pour retrouver les pirates qui se sont introduits
dans leur réseau", a affirmé Me Olivier Metzner, faisant allusion à
l'affaire d'espionnage mettant en cause une ex-collaboratrice de Christine
Ockrent.
Dans cette affaire qui avait débuté à l'automne, cette
ex-collaboratrice est soupçonnée d'avoir consulté, sans autorisation, des
données informatiques confidentielles dans le serveur de l'AEF.
Placée
mi-décembre en garde à vue, elle avait réfuté avoir espionné quiconque, et
"surtout pas" pour le compte de son ancienne supérieure.
Christine
Ockrent, directrice générale déléguée d'AEF, s'était défendue de toute
implication. Toutefois, le personnel de France 24 avait voté en décembre à
85% une motion de défiance envers elle.
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