Le réalisateur Claude Lelouch a salué lundi après-midi la mémoire d'Annie Girardot, décédée le même jour à Paris. Celui qui l'a dirigé dans Les Misérables, un film qui valut à l'actrice le César du meilleur second rôle féminin en 1996, parle de son «plus beau souvenir de metteur en scène et d'homme».
«Peut-être la plus grande actrice du cinéma français de l'après-guerre», s'est-il interrogé. Bertrand Blier s'est s'est souvenu avec émotion d'une personne «tellement drôle et douloureuse à la fois».
Claude Pinoteau, qui l'a dirigée dans La Gifle, avec Lino Ventura, a évoqué sur BFM TV «une femme extrêmement attachante car simple». « Une comédienne rare car populaire et à la portée de tout le monde», a-t-il ajouté.
«Un peu comme Jeanne Moreau, ce sont des filles qui au départ n'étaient pas du tout destinées à jouer de premiers rôles et puis brusquement, à cause de leur talent et de leur persévérance, elles sont arrivées à devenir des stars à part entière», a souligné le réalisateur Jean-Pierre Mocky sur BFM TV.
Élie Chouraqui, a rappelé sur i-Télé que Girardot portait «énormément d'émotion en elle, quelque chose de bouleversant dans la voix, dans le regard. Quelque chose qui bouleversait le cœur».
Le réalisateur et metteur en scène Robert Hossein a rendu hommage sur RTL à «une colossale et magnifique actrice d'une générosité, d'une présence, d'un tempérament, d'une nature originale et vraiment extraordinaire».
Line Renaud a salué «un monument du cinéma français, une immense actrice, très instinctive et toujours juste». «Depuis tant d'années, nous avions une grande complicité. En 1995, on avait tourné Les Filles du Lido. Depuis, on se surnommait «Les Gourdasses» en souvenir du tournage».
«Annie était une très, très grande, a réagi l'actrice Mireille Darc. Jouer avec elle était un éblouissement. Elle était étonnante. Elle aimait la vie. Annie était une femme de coeur et était généreuse.
«Je garde ce souvenir de la partenaire idéale, s'est rappelé Jean Rochefort sur BFM TV. Jouer avec elle était un régal. Vivre avec elle était un régal. C'était la copine, c'était mieux que l'amie, on pouvait comptait sur elle».
Frédéric Mitterrand, a exprimé dans un communiqué sa «très vive émotion» face à la disparition d'Annie Girardot. «C'est un moment douloureux pour le cinéma qui perd l'une de ses grandes étoiles, mais aussi pour le public, avec qui elle entretenait une longue et chaleureuse complicité».
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