08/12/2010 15:06

Domenech aux prud'hommes: Audience le 14 avril

Une audience de conciliation entre l'ex-sélectionneur de l'équipe de France Raymond Domenech et la FFF, qui l'a licencié pour faute grave en septembre, a été fixée au 14 avril, a-t-on appris mercredi auprès du Conseil des prud'hommes de Paris.

Cette audience de conciliation obligatoire est la première étape d'une procédure aux prud'hommes. Elle a lieu devant les conseillers prud'homaux qui doivent tenter de trouver une solution pour que ce dossier n'aille pas devant le bureau de jugement.

Mais les défenseurs de Domenech ont toujours répété "qu'il y avait d'autres façons de faire que de licencier pour faute grave" l'ancien sélectionneur. Une source proche du dossier, interrogée par l'AFP, penche pour "la fixation d'un bureau de jugement fin novembre 2011".

Les défenseurs de Raymond Domenech avaient saisi début novembre le tribunal des prud'hommes en vue d'obtenir 2,9 millions d'euros.

"Nous réclamons 2,9 millions d'euros, en deux blocs, un premier au titre des indemnités de licenciement - 400.000 euros avec des rappels de salaire - et un second au titre de réparation du préjudice professionnel et moral, évalué à trois ans de salaire", avait détaillé à l'AFP à l'époque Me Jean-Yves Connesson.

"On ne gère pas une crise collective par le licenciement d'un homme seul. Une rupture à l'amiable était possible. Mais pour paraphraser Fernand Duchaussoy, président de la FFF, la décision a été politique et pas juridique. La Fédération a invoqué des griefs infondés, avec une procédure irrégulière, vexatoire et brutale", avait poursuivi le conseil de l'ancien sélectionneur.

Les griefs de la Fédération à l'encontre de Domenech sont au nombre de trois: ne pas avoir serré la main de Carlos Alberto Parreira, sélectionneur de l'Afrique du Sud, ne pas avoir averti Jean-Pierre Escalettes, alors président de la FFF, des insultes de Nicolas Anelka, et avoir lu le communiqué des joueurs grévistes le 20 juin à Knysna.

Par ailleurs, Raymond Domenech s'est adjoint les services d'une "société de gestion et de communication de crise" pour ne "plus voir son nom et son image instrumentalisés pour masquer les manquements des instances du football", a indiqué son cabinet d'avocat mercredi dans un communiqué.

"Il s'agit ainsi de donner à la défense de Raymond Domenech les moyens de ne plus être le faire-valoir de la communication de différents acteurs du football", ajoute dans ce texte le cabinet d'avocats "Chevalier Pericard Connesson", qui s'est adjoint les services de la société de gestion et de communication de crise "Laminak Conseil".

"En clair, Raymond Domenech a toujours été sobre dans sa communication et ne veut plus servir de poupée vaudou exhibée par les membres du conseil fédéral pour masquer des querelles de personnes et des carences de la gouvernance à la FFF", a expliqué une source proche du dossier, interrogée par l'AFP.

Depuis son licenciement, Domenech partage son temps entre tournoi de poker -parrainé et médiatisé mais pour lequel il n'a rien touché- et l'encadrement bénévole de jeunes footballeurs à l'ACBB (Athletic club de Boulogne-Billancourt).

"Là, j'ai trouvé du bonheur, je respire. C'est ça l'essentiel. Quand on voit le sourire des gamins qui sont contents... Là aussi, les gens sont contents à la table (de poker), on se détend. On ne joue pas notre vie", avait-il expliqué à l'AFP le 3 décembre, interrogé sur sa nouvelle vie après l'équipe de France.

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Portrait de gilzh
9/décembre/2010 - 11h47


Exactement !
Il a bien raison de se défendre !

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