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EN DIRECT - Notre-Dame-des-Landes: Reprise des affrontements avec les CRS qui tirent des lacrymos, alors qu'une camionnette est en feu

09h36: Le point sur la situation

Une deuxième opération d’expulsion dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) visant une dizaine de «squats», lieux de vie des zadistes, a été lancée jeudi à 06H00 par les forces de l’ordre, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Des tirs de grenades lacrymogènes étaient audibles près de la forêt de Rohane et un hélicoptère survolait la zone, un peu plus d’un mois après le lancement d’une première opération d’évacuations sur le site initialement prévu pour un aéroport, auquel le gouvernement avait annoncé renoncer en janvier. Plusieurs barricades ont été érigées sur la départementale 81 qui traverse la ZAD, dont une était en feu.

Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, salue «le travail de l’ensemble des forces de sécurité». «Les squats expulsés et déconstruits par les forces de l’ordre ne s’inscrivent dans aucun des projets agricoles déposés en préfecture. Leurs occupants refusent toute discussion et rejettent l’idée d’occuper ces terres de façon légale. Cette situation n’est pas acceptable dans un Etat de droit, pas plus que ne le sont le climat d’insécurité, les actes de vandalisme et les actions d’obstruction encore constatés sur le site ces dernières semaines», ajoute le ministre.

Le général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale, est sur place. Ce dernier a eu un échange avec les zadistes auxquels il a communiqué la liste des «squats» qui vont être évacués «de manière à ce qu’il n’y ait pas de surprise», a-t-il déclaré à l’AFP.

Le militaire a précisé que 19 escadrons de gendarmerie, dont deux en réserve, étaient présents sur le secteur, soit 1.500 à 1.700 militaires.

«Nous prévenons les personnes en cours de régularisation qu’elles ne sont pas concernées par la manœuvre», a-t-il précisé.

Parmi les lieux de vie ciblés, le général Lizurey a notamment montré sur une carte les sites du «Chat Teigne», «Plui Plui», «la Vosgerie» et «la Lande de Rohane», tous situés à l’ouest de la D81.

09h00: Les projets retenus représentent environ 170 hectares de terres agricoles sur les 270 ha sur lesquelles des zadistes ont déposé des projets agricoles, avait indiqué la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein.

Au total, le site de Notre-Dame-des-Landes comprend 1.650 hectares de terres agricoles et non agricoles.

M. Travert n’avait pu préciser le nombre d’occupants de la ZAD concernés par les projets retenus ou par ceux toujours en cours d’examen. Mais «ceux qui ne portent pas de projet n’ont rien à faire sur le site et devront partir», avait-il déclaré.

Lors de cette opération d’expulsion, 29 habitats avaient été détruits sur les 97 que comptait la ZAD.

08h29: Un face-à-face oppose certains zadistes et les forces de l'ordre. Une barricade est en feu. Des cocktails Molotov ont également été jetés en direction des gendarmes, qui ont répliqué avec des grenades assourdissantes et des lacrymogènes.

08h12: Reprise des affrontements avec les CRS qui tirent des lacrymos alors qu'une camionnette est en feu

07h12: Conformément à ce qui était prévu, les opérations d'expulsion ont repris ce jeudi matin à Notre-Dame-des-Landes. Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb vient d'annoncer sur Twitter que l'action des forces de l'ordre visaient "les occupants illégaux ayant refusé de régulariser leur situation en déposant un projet agricole".

Selon le Figaro, les forces de l'ordre ont 4 objectifs à atteindre au sein de la ZAD: Plui Plui, Lande de Rohane, Le Chat Teigne et La Vosgerie. Un face-à-face entre les CRS et des zadistes a par ailleurs débuté avant 6h30 à Bellevue.

Le dispositif des forces de l'ordre est presque identique à celui déploré il y a un mois : 19 escadrons de gendarmes mobiles, soit près de 2.000 militaires mobilisés, des véhicules blindés, et un hélicoptère qui survole la zone. Interrogé par Europe 1, le général d'armée Richard Lizurey, patron de la gendarmerie nationale, explique que l'objectif du jour se concentre sur quatre à six lieux, situés près de la forêt de Rohan.

Au total, une dizaine de lieux vont être évacués durant l'opération, qui va durer quelques jours mais sera allégée pour le week-end.

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Vos réactions

Portrait de Pat
18/mai/2018 - 11h52

la police française doit faire preuve de retenue et ne pas utiliser les gaz lacrymogènes 

la police française doit juste envoyer des fleurs et des confettis sur les manifestants qui manifestent calmement et sans aucune violence 

 

 

    

Portrait de Citoyen85
17/mai/2018 - 11h38
ale35 a écrit :

C'est pas des lacrymo qu'il faut c'est du somnifère

Ou du gros sel ! Pourquoi n'arrêtent-ils pas les récalcitrants violents ? Même s'ils seront relachés par la justice après coup.

Portrait de ale35
17/mai/2018 - 11h02

C'est pas des lacrymo qu'il faut c'est du somnifère

Portrait de Patatrac
17/mai/2018 - 10h19

Quel cirque , les zadistes ont déposés un semblant de projet pour rester , la préfète s'est mise à genoux , maintenant ils vont en expulser quelques uns pour montrer un peu de force , puis ils vont revenir . Si ces gens là veulent vivre comme il y a deux cents ans, qu'ils achètent où louent le terrain , payent taxes et impôts comme tous les agriculteurs .

Portrait de breaking-news
17/mai/2018 - 10h05

ne pas confondre gendarmes mobiles et CRS

n'était il pas temps d'évacuer et démolir toutes ces cabanes de ce bidonville écologique?

Portrait de tobian
17/mai/2018 - 09h44

   Les gendarmes ne sont pas de CRS (et vice-versa).

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