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Les confidences d'Emmanuel Macron hier soir: "Le pouvoir c'est la fin de l'innocence mais je ne crois pas que ce soit une épreuve"

Emmanuel Macron a confié hier soir qu'à ses yeux, l'exercice du pouvoir n'était "pas une épreuve" mais "une ascèse", une fonction où "il n'y a pas de temps pour le répit", lors d'une rencontre à Paris avec l'Association de la presse présidentielle. Interrogé sur "l'épreuve la plus dure" qu'il a endurée depuis son élection à la présidence de la République en mai dernier, le chef de l'Etat a assuré qu'il ne pouvait pas "se poser la question en ces termes".

Le pouvoir, "c'est la fin de l'innocence", a-t-il dit, "mais je ne crois pas que ce soit une épreuve". "Il y a une part d'ascèse, indéniablement", car "je n'oublie pas d'où je viens".

"Je ne suis pas l'enfant naturel de temps calmes de la vie politique, je suis le fruit d'une forme de brutalité de l'Histoire, une effraction car la France était malheureuse et inquiète", a décliné Emmanuel Macron avant d'ajouter: "si j'oublie ça", alors "ce sera le début de l'épreuve".

"Une chose est sûre: il n'y pas de répit. Je ne me sens pas autorisé à prendre du loisir, du répit" mais "c'est au fond ce que j'ai souhaité et je ne m'en plaindrai pas", a-t-il ajouté, en plaisantant sur le fait qu'il fallait "accepter les matins blafards", "les cernes" et "le teint blême".

Interrogé également par une journaliste sur le fait de savoir s'il avait "toujours la foi", le président de la République a répondu qu'il croyait en "une forme de transcendance". "C'est pour ça que je respecte énormément la place que les religions ont dans notre société", a-t-il dit. "Si on ne croit pas en sa bonne étoile, on ne fait pas ce que j'ai fait", a-t-il également insisté.

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