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Des journalistes femmes du quotidien régional Ouest-France déplorent "la confiscation des postes d'encadrement par des hommes" dans leur journal

Des journalistes femmes du quotidien régional Ouest-France déplorent "la confiscation des postes d'encadrement par des hommes" dans leur journal, dans un communiqué intersyndical, a-t-on appris mercredi. Alors que leurs consoeurs du Parisien, de L'Obs et de La Provence se sont mobilisées ces dernières semaines pour les mêmes raisons, les salariées du premier quotidien de France relèvent que la situation n'y est "pas beaucoup plus brillante". "Les responsabilités les plus importantes et les plus gros salaires du journal vont exclusivement ou presque aux hommes", écrivent-elles dans un communiqué commun aux syndicats SNJ, CGT et CFDT, daté de mardi. "Sur quinze membres de la rédaction en chef, deux femmes.

Sur douze directeurs départementaux, idem: deux femmes", précisent-elles. "A Ouest-France, comme dans de nombreux journaux, des femmes souhaiteraient accéder à ces postes à responsabilités qu'elles ne le pourraient pas, faute d'ouverture à candidature de façon publique et transparente", dénonce par ailleurs le communiqué. Interrogé par l'AFP, le directeur des rédactions du quotidien, Philippe Boissonnat, a jugé que ce communiqué syndical "appelle à aller plus loin sur un chemin dans lequel on est engagé depuis 2011" lorsqu'avait été signé entre la direction et les syndicats un accord sur l'égalité professionnelle hommes et femmes.

"Aujourd'hui, les femmes constituent 42% de la rédaction (de Ouest-France), contre 34 % en 2011. L'objectif c'est d'arriver à 42% de femmes dans l'encadrement. On n'est pas encore allé au bout du chemin", a-t-il reconnu, soulignant que le journal est conscient des "efforts" à faire qui prendront "quelques années". "Depuis 2011, lorsqu'on lance dix recrutements, on retient six candidats femmes pour quatre hommes", a-t-il souligné.

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