

Une jeune fille, stagiaire au Figaro, a été victime de la grippe A. Aujourd'hui sur le site du Figaro, elle raconte "son calvaire".
Extraits
Je me revois encore, assise dans le métro, en face de ce garçon qui toussait à en avoir les larmes aux yeux. Il avait l'air inquiet. Autour de nous, tout le monde semblait gêné parce qu'il ne mettait pas sa main devant sa bouche. La grippe A, je l'ai attrapée comme ça. J'ai retourné cent fois cette scène dans ma tête et, deux semaines après, je suis persuadée que c'est lui qui m'a contaminée !
(...) Tout a commencé le dimanche matin par une impression très désagréable. La sensation d'avoir un cheveu dans les poumons, impossible à expulser. Puis la toux est apparue. Une toux très forte, très caverneuse. (...)
Mes poumons, ma gorge, ma trachée brûlaient. Mes voisins me jetaient des coups d'œil exaspérés. Pour la première fois, j'ai croisé certains de ces regards, inquiets ou agressifs, qui en disent long sur la paranoïa entourant le nouveau virus. (...)
Les autres symptômes sont apparus dès le réveil, le mercredi matin. Levée avec l'impression d‘avoir été rouée de coups, les bras, le dos et le cou endoloris, j'ai enfin compris que j'avais la grippe. (...)
J'ai passé les deux jours suivants dans un état de semi-conscience, ponctué de délires fiévreux et de rêves emplis d'insectes. J'étais si mal en point que je me rappelle seulement m'être levée de temps en temps, avec peine, pour prendre mes antidouleur. J'avais une migraine abominable et j'ai commencé à avoir très peur. Je n'avais jamais connu une douleur pareille. J'émettais un sifflement en continu, comme une asthmatique. "
Témoignage en intégralité:
