Hier nous vous annoncions que quatre des plus célèbres journalistes du quotidien avaient décidé de quitter le journal, estimant ne plus avoir la possibilité de façon correcte.
Ce matin, Libération publie une note à ses lecteurs pour préciser sa "liberté éditoriale":
Quatre de nos collègues Florence Aubenas, Antoine de Baecque, Jean Hatzfeld, Dominique Simonnot ont choisi de démissionner et de le faire savoir. Nous le regrettons et respectons leur choix.
La liberté rédactionnelle des journalistes de Libération n'a jamais été entravée par quiconque, ni hier ni aujourd'hui. Nous veillerons à ce qu'il en soit de même demain.
Libération se construit chaque matin autour de la table de la conférence de rédaction. Aujourd'hui comme hier, ce lieu est ouvert à toute l'équipe. C'est là, sous l'autorité du directeur de la rédaction, que les sujets sont présentés, critiqués ou rejetés. Là aussi que chacun s'exprime librement à propos du journal du jour. On se critique, on s'engueule. Il arrive même qu'on se complimente.
Aujourd'hui, la une de Libération, consacrée aux incohérences de Nicolas Sarkozy, ne nous a pas été dictée par Edouard de Rothschild, principal actionnaire du journal. Il ne nous a pas non plus demandé de rendre compte du festival de salsa à Dax, ni de consacrer notre portrait du jour à l'écrivain libanais Elias Khoury. Ces sujets, comme les autres, nos actionnaires les découvrent aujourd'hui, tout comme vous.
Les élus de la Société des rédacteurs de Libération et de la Société civile des personnels de Libération