21/05/2009 12:57

Google a renoncé à l'idée d'investir dans la presse

Le groupe internet Google a envisagé de racheter un journal ou de soutenir des médias en difficulté par le biais de ses activités philanthropiques mais a finalement renoncé à ce projet, a annoncé mercredi son PDG Eric Schmidt dans un entretien au Financial Times.

Sans citer directement M. Schmidt, le journal des affaires explique que "Google est arrivé à la conclusion que les cibles d'une acquisition potentielles étaient soit trop chères, soit porteuses d'un passif trop lourd".

La possibilité de transformer des journaux en associations à but non lucratif soutenues par la fondation Google.org a aussi été évoquée. Mais ces projets "ont peu de chance de se réaliser en l'absence d'un série massive, vraiment massive, de faillites", a déclaré M. Schmidt au Financial Times.

Le patron du très prospère moteur de recherche n'a pas répondu aux rumeurs qui lui prêtaient un intérêt pour le New York Times, mais il a jugé que l'homme d'affaires David Geffen, cofondateur des studios DreamWorks SKG, ferait "un excellent propriétaire".

Le Financial Times et le Wall Street Journal avaient affirmé la semaine dernière que M. Geffen avait proposé au fonds d'investissement Harbinger Capital Partner de lui racheter les 20% qu'il possède dans le New York Times, mais que cette offre avait été jugée trop basse.

Enfin M. Schmidt a précisé que Google n'était pas prêt à réduire la part des recettes qu'il tire des recettes publicitaires sur son site Google News, qui rassemble des informations tirées de divers médias. En revanche, le groupe a déjà commencé à travailler avec des journaux comme le Washington Post pour améliorer leur site internet, a-t-il indiqué.

M. Schmidt s'est par ailleurs montré dubitatif sur le potentiel de sites d'information payants, qu'entend par exemple développer le groupe News Corporation de Rupert Murdoch.

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Vos réactions

Portrait de thib
21/mai/2009 - 14h51

les sites d'infos ont ouvert la boite de pandore, en offrant leur contenu gratuitement. Il me parait très difficile de revenir à un business model qui remet un prix à l'information. Mediapart en est une illustration francaise.

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