

Le directeur de la rédaction de L'Express, Christophe Barbier, a qualifié de "censure inacceptable" la décision des autorités algériennes d'interdire sur leur sol le dernier numéro de l'hebdomadaire français pour "atteinte aux valeurs nationales". Une responsable du secrétariat d'Etat algérien chargé de la Communication a fait état mardi de la saisie du dernier numéro de L'Express pour "atteinte aux valeurs nationales", sans préciser le ou les articles de l'hebdomadaire à l'origine de l'interdiction.
Dans l'édition interdite, celle du 2 au 8 avril, L'Express a publié notamment un article sur le président Abdelaziz Bouteflika qui brigue un troisième mandat à la présidentielle de jeudi.
S'exprimant sur le site internet de l'hebdomadaire, Lexpress.fr, Christophe Barbier pose la question: "comment cet article peut-il gêner une présidence qui souhaite tenir des élections dans les pures règles de la démocratie, qui nous assure que tout est réuni, que tout a été organisé pour qu'il y ait assez de candidats, une forte participation et que tout cela soit un modèle de démocratie ?"
