
Le pianiste
Alexis Weissenberg
, célèbre pour son approche très dépouillée du clavier, est décédé hier à Lugano (Suisse) à l'âge de 82 ans, a-t-on appris aujourd'hui auprès de Didier de Cottignies, directeur artistique de l'Orchestre de Paris. Le pianiste était atteint de la maladie de Parkinson depuis 30 ans, qui l'avait contraint à mettre un terme à sa carrière. Il est décédé dans une maison de soins, a précisé son ancien agent Musicaglotz.
Né dans une famille juive à Sofia en 1929, naturalisé français, Alexis Weissenberg, spécialiste de Rachmaninov et de Bach, a été l'invité des orchestres les plus prestigieux et a joué avec les plus grands chefs. Il avait été choisi comme soliste par Herbert von Karajan et le Philharmonique de Berlin en 1967 et avait entamé sa collaboration avec l'Orchestre de Paris l'année suivante. Eveillé à la musique par sa mère, Alexis Weissenberg commence le piano à l’âge de trois ans et donne son premier concert à huit ans.
En 1943, il entre au conservatoire de Jérusalem, puis se perfectionne à la Julliard School à New York en 1946 et 1947 où il fréquente notamment le grand pianiste autrichien Artur Schnabel. En 1947, il est lauréat du prestigieux Concours International Leventritt, et fait ses débuts à Carnegie Hall avec l’Orchestre Philharmonique de New York dirigé par George Szell. Il part en tournée en Amérique Centrale, en Amérique du Sud, en Israël, en Afrique, aux Etats-Unis et donne ses premiers concerts européens en 1950. Il se produit au Festival de Salzbourg avant de travailler avec Herbert von Karajan. Dès avril 1968, il joue avec l'Orchestre de Paris qu'il accompagne en tournée notamment aux Etats-Unis.
Il pratique un art dépouillé, d'une grande rigueur, parfois accusé de sécheresse et qui déconcerte. Ce qui ne l'empêche pas d'être connu du grand public, grâce notamment à plusieurs apparitions au "Grand Echiquier" de Jacques Chancel. Alexis Weissenberg a aussi composé une comédie musicale "La Fugue" (1979), représentée en Allemagne sous le titre de "Nostalgie" (1992) et une sonate pour piano. Il était père de trois enfants, deux fils et une fille.
Les réactions
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Qu'un merveilleux pianiste comme lui soit atteint de cette terrible maladie est particulièrement horrible !
Son décès est une grande perte pour la Musique, même s'il avait arrêté sa carrière depuis longtemps.
Absolument !!! J'adorais Alexis Weissenberg !!! Encore une pointure qui disparaît !!! :sad:
un virtuose !
Chancel en a parlé vers 13 heures sur radio classique.
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