
Le site internet du Sénat est régulièrement inaccessible depuis dimanche, a-t-on appris lundi auprès du service de communication de la Haute assemblée, qui a évoqué une opération de "saturation" du site orchestrée par des éléments extérieurs, pour l'heure non identifiés.Interrogé sur un éventuel lien avec le blocage du site de la députée UMP Valérie Boyer, auteur de la proposition de loi réprimant la négation des génocides dont celui des Arméniens, le Sénat a dit ne pas disposer d'éléments pouvant l'étayer.
Sur son blog, le journaliste du Monde Guillaume Perrier a toutefois indiqué lundi que le célèbre hacker turc Iskorpitx revendiquait, dans la page des commentaires de son blog, le piratage du site du Sénat. Iskorpitx s'est rendu célèbre en Turquie pour avoir piraté près d'un demi-million de sites Internet, précise Guillaume Perrier.
"Notre site n'a jamais été piraté à ce jour. Aucun hacker n'est parvenu à entrer sur le site", dont six millions de pages sont vues chaque mois, a-t-on indiqué au service de communication du Sénat.
Mais le site internet, a-t-on ajouté, subit depuis dimanche "une attaque par déni de service distribué", c'est-à-dire que plusieurs ordinateurs ou adresses IP envoient "des données pour saturer la bande passante du site" et en bloquer l'accès depuis l'extérieur.
Les informaticiens du Sénat cherchent donc actuellement à identifier ces adresses IP, a-t-on précisé.
Après son adoption jeudi à l'Assemblée nationale, la proposition de loi sur les génocides doit désormais être inscrite à l'ordre du jour du Sénat.
Les réactions
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Y'a franchement des malades ! et en plus, ils font tout ça dans l'anonymat ! les losers !
En même temps, liberté égalité fraternité, il y a longtemps qu’on y croit plus….
les memes qu se gargarisaient il y a peu de la force d'internet pour soulever les foules ou destabiliser un pouvoir en Egypte, Tunisie, Lybie et Syrie sont en train de comprendre que ca peut aussi fonctionner pour elles. Internet n'a pas de frontières, internet est un super outil mais dans le meme temps un moyen de faire passer des messages d'un pays à l'autre, celui ci fut il terroriste ou équivalent, voir tout à fait légitime ... Ce genre d'anecdote peut aussi faire comprendre que des moyens supplémentaires doivent absolument être mis en place pour les institutions pour protéger les messages, les données et la sureté des informations internes au global.
Entre nous, si c'est bien le turc qui a fait cela, je doute fortement qu'aujourd'hui son pays le poursuive ...
C'est pas bon ça, si maintenant on a un super hacker qui nous colle aux basques... S'il continue, des sites institutionnels, de personnalités politiques voire même hébergeurs ou médias risquent d'avoir des petits problèmes. :(
Et comme si ça ne suffisait pas, le groupe Akincilar (qui avait piraté le site de Charlie Hebdo) aurait menacé de pirater "tous les sites des députés français".
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