16/11/2011 17:01

En colère à cause d'un article, EDF retire ses pub dans la Tribune

EDF, mécontent d'un article de La Tribune publié lundi qui évoquait l'abandon du réacteur nucléaire EPR de Flamanville, a décidé de retirer toutes ses publicités dans le quotidien économique jusqu'à la fin de l'année, a-t-on appris mercredi de source proche de la rédaction.

Lundi, La Tribune a publié un article intitulé: "En pleine polémique sur Flamanville, EDF se prépare à abandonner l'EPR".

Dans la journée, "l'agence Euro RSCG a appelé en disant: +On est désolé, le client va annuler toutes ses communications dans La Tribune jusqu'à la fin de l'année du fait de l'article paru aujourd'hui+", a expliqué à l'AFP une source interne au journal.

"La journaliste qui a fait le papier a rapporté des déclarations de responsables d'EDF. On a publié l'article et titré sur la polémique de Flamanville", a-t-on précisé de même source, insistant: "Le débat sur le nucléaire rend un peu nerveux le président d'EDF (Henri Proglio) en cette période électorale". Le retrait des publicités d'EDF jusqu'à la fin de l'année représenterait un manque à gagner d'environ 80.000 euros pour La Tribune, un quotidien qui connaît de grosses difficultés économiques.

Mercredi matin, Jacques Rosselin, patron de la rédaction, avait tweeté: "On fait un papier dans @latribune qui ne plaît pas: le budget pub de la société concernée est instantanément supprimé". Il n'a souhaité faire aucun commentaire.

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Vos réactions

Portrait de Koric
16/novembre/2011 - 18h18

Bah, des pubs en moins, c'est bon à prendre.

Portrait de passlou
16/novembre/2011 - 17h58

"fouettard", cela veut-il dire qu'il faut qu'il faut cirer les bottes des puissants et surtout les caresser dans le sens du poil pour ne pas les contrarier ? Dans ce cas inutile d'avoir des journalistes et retirons la liberté de la presse.
Ce retrait de la pub EDf, on a l'impression que c'est un petit incident de rien du tout, puis un jour, on se rend compte que ceux qui ont un impact financier ont cloué le bec de ceux qui ne pensent pas comme eux.

On appellerai cela une dictature.

C'est très grave. La question n'étant pas de savoir qui a tord ou raison mais simplement qui a le droit de s'exprimer ou pas.

Portrait de Volques
16/novembre/2011 - 17h55

Un journaleux qui devrait être sanctionné par sa direction !

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