24/11/2006 16:25

Les marchands de journaux cherchent à survivre

Les professionnels de la presse écrite, réunis vendredi en congrès à Strasbourg, ont avancé des pistes de réforme du système de distribution des journaux, dans le but d'enrayer la fermeture des points de vente et de séduire de nouveaux lecteurs.

"La baisse de la diffusion est due à la fois à une question d'offre et à une question d'accessibilité", a déclaré le directeur général des Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP), Rémy Pflimlin, résumant un constat unanime.

Le nombre de marchands de journaux en France est beaucoup plus faible que dans ses voisins européens.

On n'y compte qu'un point de vente pour 2.000 habitants, alors qu'il y en a 1 pour 1.000 en Grande-Bretagne et 1 pour 800 en Allemagne. Le nombre de points de vente est passé de 36.000 en 1980 à 28.000 en 2006 et la baisse s'accélère, selon les chiffres de l'Union nationale des diffuseurs de presse (UNDP).

Les principales causes de ces fermetures tiennent dans la faiblesse de la rémunération des marchands de journaux, qui touchent 13% à 15% du prix de chaque numéro vendu, et la gestion des invendus.

Nombre d'entre eux croulent sous le nombre de titres qu'ils reçoivent et doivent obligatoirement exposer à la vente, sans pouvoir forcément les écouler.

Plusieurs axes de réforme semblent susciter un consensus, au moins dans leur principe, en particulier la nécessité de rouvrir des magasins adaptés à la demande des lecteurs.

"Très vite, il faut développer des points de vente spécialisés dans la presse quotidienne, des points de vente de proximité qui proposeraient seulement un petit nombre de titres", a estimé M. Pflimlin.

Il a expliqué que les NMPP testaient par exemple l'ouverture de points de ventes spécialisés dans des jardineries ou des magasins de bricolage.

"La grande distrbution n'est pas un gros mot", a ajouté Arnaud de Puyfontaine, PDG de Mondadori France, alors que la moitié de la presse magazine est distribuée par ce biais aux Pays-Bas, contre seulement 5,5% en France.

Dans le même sens, le président de La Poste, Jean-Paul Bailly, a annoncé que son groupe réfléchissait à vendre des journaux dans ses bureaux.

 

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Goldo
25/novembre/2006 - 13h22

Indiana...
Je tiens à préciser qu' il s' agit de deux points de vente différents, avec dans le premier cas, le patron genre "grande gueule", et qu' il soit fatigué ou pas, cela ne se fait pas de critiquer un client devant les autres !
Pour ce qui est du DVD dans l' autre point de vente, j' en avais demandé un à une autre vendeuse un autre jour et c' est chaleureusement qu' elle était allé me le chercher. Dans le cas évoqué avant, la vendeuse n' était pas seule, et même si il y avait des clients, elle aurait pu aller voir, ça ne lui aurait pas pris plus de temps que de s' occuper d' un client achetant des tickets de loterie ou jouant son Loto. Et question soutire, ce n' est pas vraiment cela avec cette vendeuse. Pour ce qui est de travailler six heures ou plus sans pose, je sais de quoi je parle, et ça ne m' empêche pas d' être aimable....

Portrait de indiana
24/novembre/2006 - 21h35

goldo
Venez travailler dans un point de vente avec un rythme de 500 clients sur 6 heures et sans pause, on en reparlera...

Et s'il était seul? tu crois qu'il a le temps d'aller fouiller dans sa reserve? Et le magasin, qui le surveille? Moi je n'y allais jamais en reserve quand il y avait un client à cause des vols.

Portrait de Goldo
24/novembre/2006 - 21h29

Magazines chers et marchands pas sympas...
Non seulement les magazines sont chers, mais quand un vendeur critique un client devant d' autres clients ou qu' il refuse d' aller voir dans sa réserve si il y a bien le DVD que vous devez demander en caisse et recevoir le moindre sourire, vous préférez rester chez vous ou vous abonner....

Portrait de indiana
24/novembre/2006 - 21h29

Kojiko
Un petit sourire, d'accord, mais faudrait pas que les clients les prennes pour des chiens non plus et là ou je bossais, c'était pas de la tarte. On passe devant tout le monde, pas bonjour, pas au revoir, pas merci. Et quand tu vois 500 clients en 1 demi journée et bien tu n'as pas toujours envie d'avoir le sourire au bout du 300ème.

Sinon oui, les encyclopedies et video, c'est une calamité sans oublier les numéros spéciaux de certains magazines ou l'on joint avec une trousse de maquillage, des strings et autres maillots...

Portrait de indiana
24/novembre/2006 - 21h22

Mouais
Pour avoir travaillé encore recemment pour Relay (boite soit dit en passant qui méprise les vendeurs comme les gérants, payés au lance pierre pour une somme de travail considérable)je peux déjà dire qu'ils devraient arreter de sortir tout un tas de magazines qui n'interessent personne et surtout qu'on ne sait plus ou placer tellement il n'y a plus de place.

Environ 30% des titres reste dans les reserves faute de places. Et je ne parle pas des quantités impressionnantes d'invendus, quel gaspillage de papier!

Et bien sûr la rémunération, le point le plus important. Tandis que les grands groupes de presse se font les c... en or (et surtout les NMPP), le gérant lui, gagne une misère...

Bref, il y aurait un livre entier à faire.

Portrait de Rabatjoietv
24/novembre/2006 - 18h19

Des points de vente CD
J'avais un article sur la reconversion vers la vente de CD d'actualité...

L'idée pourrait paraitre sympa, même si j'y crois pas trop, j'essaierai de retrouver l'article intéressant et de le scanner.

Portrait de Valou77
24/novembre/2006 - 16h35

c'est vrai
moi par souci de commodité, je me suis abonnée à tous les magazines que je lis régulièrement mais c'est vrai que du coup, à part très ponctuellement, je ne mets jamais les pieds chez un marchand de journaux...

Les plus vus