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Collision de deux trains en Espagne: Le gouvernement espagnol assure travailler "sans relâche" pour "regagner la confiance" de la population

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Le gouvernement espagnol a promis de travailler « sans relâche » pour rétablir la confiance dans le réseau ferroviaire, après la collision de deux trains à grande vitesse qui a fait 69 morts mercredi dernier près de Tolède.

Le drame s'est produit à hauteur d'Urda, à environ 150 kilomètres au sud de Madrid, lorsqu'un train de la compagnie Renfe a percuté par l'arrière une rame Iryo immobilisée sur les voies.

Sous la violence du choc, plusieurs wagons ont déraillé et dévalé un talus, provoquant l'une des catastrophes ferroviaires les plus meurtrières de l'histoire récente du pays.

Selon les autorités, 66 des 69 victimes avaient été identifiées dimanche soir, dont 54 Espagnols, quatre Américains, un Canadien et un Français. Trois corps restaient alors à identifier.

Hier, le Premier ministre Pedro Sánchez a promis une enquête « rigoureuse et transparente » pour établir les responsabilités et comprendre comment les dispositifs de sécurité ont pu être défaillants. « Nous devons retrouver la confiance dans la grande vitesse, quoi qu'il en coûte », a-t-il déclaré, reconnaissant que la catastrophe avait profondément ébranlé les voyageurs.

Les premiers éléments de l'enquête font état d'une panne informatique ayant perturbé la signalisation ferroviaire et provoqué l'arrêt de plusieurs trains sur la ligne Madrid-Séville.

Le centre de contrôle aurait ensuite autorisé la reprise de la circulation alors qu'une rame se trouvait toujours immobilisée, permettant au train suivant d'atteindre une vitesse estimée entre 160 et 200 km/h avant la collision.

Le ministre des Transports, Óscar Puente, doit s'expliquer aujourd'hui devant les parlementaires sur cette succession de défaillances et présenter de nouvelles mesures de sécurité.

Parmi les pistes envisagées figurent le renforcement des effectifs de contrôle, l'amélioration des procédures en cas de panne et l'accélération du déploiement des systèmes européens de sécurité ferroviaire.

Le gouvernement prépare également un dispositif d'aide d'urgence aux victimes, prévoyant notamment des indemnisations anticipées et un doublement des montants versés au titre de l'assurance obligatoire des voyageurs.

Cette catastrophe intervient neuf mois après un autre accident ferroviaire survenu en janvier près d'Adamuz, en Andalousie, qui avait coûté la vie à 46 personnes. Ces deux tragédies successives soulèvent des interrogations sur l'entretien du réseau espagnol à grande vitesse, long d'environ 4.000 kilomètres, et sur les investissements consacrés à sa maintenance.

 

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