Maud Brégeon A la mi-journée, à l'issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a tenu à s'exprimer sur le climat médiatique et a défendu CNews.
"Je voudrais dire une chose. Vous êtes tous là en tant que journaliste. Vous êtes tous là parce que vous avez une carte de presse. Moi, entendre des journalistes et des groupes de presse attaquer dans cette salle d'autres groupes de presse, je crois que ça n'a pas sa place. Si vous avez un problème, si vous avez un problème avec CNews, c'est votre droit, mais ce n'est pas auprès de moi, ce n'est pas auprès de moi qu'on vient de le relater", a-t-elle déclaré.
Et d'ajouter : "Et ensuite, vous en prendre nommément à des journalistes, comme vous l'avez fait avec Mme Mabrouk, il ne s'agit pas de défendre ou de ne pas défendre Mme Mabrouk, mais vous en prendre nommément à des journalistes, je vous le dis, d'une part, je crois que ça n'a pas sa place en démocratie, je pense que c'est dangereux. Et ensuite, ça n'a pas sa place dans ce compte rendu de Conseil des ministres".
"Donc, j'aimerais, et là, j'en appelle aussi à la responsabilité de l'association de la presse présidentielle, que je trouve bien silencieuse, face à ce qu'on peut entendre. Depuis plusieurs comptes rendus de Conseil des ministres, laisse passer des propos qui prennent sciemment à partie certains de vos confrères. Je crois que ce n'est pas normal, je crois qu'encore une fois, ce n'est pas le rôle du compte rendu de Conseil des ministres", a poursuivi Maud Bregeon.
"Est-il vraiment sain et acceptable, au sein de cette enceinte, d'avoir des médias qui attaquent d'autres médias, d'avoir des journalistes qui sont pris à partie, encore une fois, nommément. Quand on voit comment ça peut terminer dans certaines manifestations, avec des journalistes qui sont ensuite pris à partie physiquement", a indiqué la porte-parole du gouvernement.
Et de détailler : "Vous l'avez tous vécu dans vos rédactions, bien au-delà, bien au-delà du groupe Bolloré. Il n'y a pas que les journalistes du groupe Bolloré qui sont pris à partie dans les manifestations, ça vaut pour tous les journalistes. Je crois que ce qui se passe aujourd'hui dans ce compte rendu de Conseil des ministres, et ce qui se passe depuis plusieurs semaines, devrait aussi vous interpeller".
Vos réactions
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?