syndicat Hier soir, Alice Darfeuille présentait un nouveau numéro de "BFM Grand Soir" en direct sur BFMTV. Sur son plateau, la journaliste a notamment accueilli Edwige Diaz, sénatrice RN de Gironde.
"Vous continuez de dire que Trappes est une ville islamiste ?", a demandé la journaliste à la sénatrice RN alors qu'était évoqué l'attentat survenu dans la ville des Yvelines vendredi dernier.
"On n'a pas dit que c'était une ville islamiste", a répondu la femme politique avant qu'une journaliste présente sur le plateau indique "une république islamiste en miniature" en faisant référence aux propos tenus par Jordan Bardella en 2021.
"Vous continuez à le dire ?", a relancé Alice Darfeuille. "Absolument. C'est ce que Jordan Bardella avait dit il y a quelques années. D'ailleurs, le maire de Trappes avait déposé plainte contre Jordan Bardella et qui a gagné au tribunal ? Jordan Bardella. Dans nos propos, il n'y a rien de répréhensible. C'est un avis politique. Il suffit d'aller a Trappes pour se rendre compte que les femmes ne sont pas les bienvenues dans les cafés, qu'il y a des coiffeurs qui ne sont pas mixtes…", a expliqué Edwige Diaz.
Alors que l'émission touchait à sa fin, la journaliste a ajouté : "C'est très compliqué de conclure sur un tel sujet. Vous êtes déjà allée à Trappes, Edwige Diaz ?". Réponse de la sénatrice RN : "Je fais confiance à un certain nombre de vos confrères qui ont fait des reportages sur le sujet".
"Je me mets à la place des habitants de Trappes, j'entends ça de la part d'une élue qui n'est jamais allée à Trappes, c'est insupportable ! Je suis obligée de le dire !", a réagi la présentatrice de BFMTV.
"Ne remettez pas en question le travail d'un certain nombre de vos confrères qui eux même ont indiqué que les femmes ne pouvaient pas se rendre dans tous les cafés", a poursuivi l'élue RN avant que son interlocutrice ajoute "mais le mieux c'est d'y aller quand on tient de tels propos ? On ne peut pas dire ça !".
"Je pense que le mieux c'est que vous y alliez et que vous reveniez pour en parler sur ce plateau. Ce sont des accusations graves ! Dans le contexte actuel, je ne peux pas vous laisser dire ça", a ajouté la présentatrice.
"Je n'ai pas besoin de vos conseils. Je suis sénatrice de Gironde. Je ne contredis pas les propos de mon président qu'il a étayé sur la base de reportages de vos confrères", a conclu Edwige Diaz.
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