audiences Des appels à la violence et au meurtre des policiers, des références à un ancien groupe terroriste et des dégradations importantes : l'université de Bretagne occidentale (UBO), à Brest, a été le théâtre de graves incidents dans le contexte des mobilisations lycéennes et étudiantes.
Selon les inscriptions signalées sur le campus, plusieurs messages particulièrement inquiétants ont été inscrits sur les murs, notamment « Brûlons la France », « Un flic, une balle » ou encore « Un bon flic est un flic qui démissionne ou mort ». Le nom « Action directe » aurait également été inscrit. Il fait référence à l'organisation terroriste d'extrême gauche responsable de plusieurs assassinats et attentats en France dans les années 1980.
Ces inscriptions s'ajoutent à de nombreuses dégradations constatées dans les locaux de la faculté des lettres, après leur occupation par des manifestants.
Des murs d'amphithéâtres et des espaces extérieurs ont été recouverts de tags, tandis que des caméras de vidéoprotection ont été endommagées. Les services universitaires ont également constaté la présence de détritus, de canettes, de mégots et de restes de nourriture abandonnés dans les espaces communs.
Le président de l'université, Pascal Olivard, a qualifié les dégradations de « considérables ».
Dans un courrier adressé mercredi 14 octobre à la communauté universitaire, la direction a annoncé la fermeture de la faculté des lettres jusqu'à nouvel ordre, afin de permettre la remise en état des bâtiments. Cette décision prive temporairement les étudiants et les enseignants de l'accès à leurs locaux habituels.
L'établissement doit désormais évaluer l'ampleur des dégâts et organiser les opérations de nettoyage et de réparation. Ces événements surviennent dans un contexte de fortes tensions autour des mobilisations scolaires, marquées dans plusieurs villes par des affrontements avec les forces de l'ordre.
Les auteurs des dégradations et des inscriptions n'ont pas été identifiés publiquement à ce stade.
La présence de slogans faisant référence à des violences contre les policiers soulève également la question d'éventuelles poursuites pénales, sous réserve de leur qualification par la justice.
La fermeture de la faculté restera en vigueur jusqu'à ce que l'université estime pouvoir accueillir à nouveau les étudiants et les personnels dans des conditions satisfaisantes.
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