policiers Le syndicat Alliance Police nationale a annoncé son intention de déposer plainte contre l'État pour « mise en danger de la vie d'autrui », après plusieurs semaines de violences lors des manifestations lycéennes.
Une décision qui intervient au lendemain de la violente agression d'un policier à coups de marteau, mardi, à Marseille.
Dans un communiqué particulièrement virulent intitulé «Chienlit d'État : les policiers trahis, abandonnés et livrés à eux-mêmes!», le syndicat met directement en cause la gestion de la crise par le gouvernement et la hiérarchie policière.
Alliance dénonce notamment les contradictions entre les déclarations publiques du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui affiche sa fermeté face aux violences, et les consignes verbales qui seraient données aux fonctionnaires sur le terrain.
« Entre les déclarations publiques de Laurent Nuñez et les consignes verbales transmises par la hiérarchie, la dissonance est devenue insupportable », affirme le syndicat.
Pour Alliance, les policiers sont aujourd'hui « esseulés, trahis, abandonnés, exposés à la violence et livrés à la vindicte ». Le syndicat va plus loin en interpellant directement le ministre de l'Intérieur : « Monsieur le Ministre, votre administration vous ment-elle ? Ou les policiers sont-ils délibérément sacrifiés sur l'autel de la communication politique ? »
Dans son communiqué, Alliance réclame que toute la lumière soit faite sur les ordres donnés aux policiers et sur les responsabilités de leur hiérarchie.
« Qui donne les ordres ? Qui transmet les consignes ? Qui assume les contradictions ? Et surtout, qui assumera les conséquences lorsqu'un drame surviendra dans nos rangs ? », interroge l'organisation syndicale.
Alliance exige notamment que la chaîne de commandement soit examinée et que les auteurs des consignes jugées litigieuses soient identifiés. C'est dans ce contexte que le syndicat annonce une plainte contre l'État pour « mise en danger de la vie d'autrui », afin que la justice examine les faits et établisse les éventuelles responsabilités.
« Les policiers ne seront ni les boucliers d'une communication politique, ni les fusibles d'une administration qui refuse d'assumer ses décisions », prévient encore le syndicat.
Cette offensive intervient alors que les affrontements liés à la mobilisation lycéenne se multiplient dans plusieurs villes, avec des policiers blessés, des dégradations et de nombreuses interpellations.
Selon un bilan communiqué par le Premier ministre Sébastien Lecornu, 937 policiers et gendarmes ont été blessés depuis le début du mouvement. Alliance conclut son communiqué par cet avertissement : « À chacun ses ordres.
À chacun ses mensonges. À chacun ses responsabilités. »
À ce stade, les accusations du syndicat concernant les consignes de la hiérarchie n'ont pas été établies judiciairement, et le communiqué ne précise pas si la plainte annoncée a déjà été formellement déposée.
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Vos réactions
Ces mêmes policiers n'ont eu aucun scrupule à éborgner ou estropier les gilets jaunes, ou mettre des pv à gogo, notamment lors du Covid. Ils ont bien suivi les ordres de L'État, difficile maintenant d'avoir pitié d'eux.
Macron ne veut pas faire de vagues et souhaite finir son mandat tranquillement… Mais il sera celui qui, dans l'histoire de France, aura mis l'extrême droite au pouvoir par son incompétence et sa lâcheté notoires
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