elections La télévision publique tchèque a annoncé son retrait de la prochaine édition du concours, invoquant des coupes budgétaires. « Nous ne verrons pas le drapeau tchèque sur scène l’année prochaine », a-t-elle écrit sur X, tout en espérant revenir un jour.
Seul un diffuseur membre de l’Union européenne de radio-télévision (UER) peut désigner un artiste pour représenter son pays.
En mai 2026, à Vienne, le Tchèque Daniel Zizka avait terminé 16e avec « Crossroads », dans une édition remportée par la Bulgare Dara.
Ce retrait intervient alors que le gouvernement d’Andrej Babis souhaite remplacer la redevance audiovisuelle par un financement direct de l’État et réduire les fonds des médias publics.
La télévision et la radio ont déjà annoncé des suppressions de postes et des ajustements de programmes, même si le Parlement n’a pas encore adopté la réforme.
Reporters sans frontières et d’autres voix critiques dénoncent une menace pour leur indépendance, tandis que les deux médias avaient observé une grève symbolique en juin.
Les opposants à Andrej Babis l’accusent de vouloir restreindre cette indépendance, à l’image de ses alliés Robert Fico et Viktor Orban.
La décision tchèque constitue un nouveau revers financier pour l’UER, après l’annonce par l’Irlande et l’Espagne d’un boycott de l’édition 2027 en raison de la participation d’Israël.
Le diffuseur irlandais RTÉ a invoqué les « pertes humaines effroyables et persistantes à Gaza » et « la crise humanitaire qui y règne ».
Les Pays-Bas, l’Islande, l’Irlande, la Slovénie et l’Espagne avaient déjà boycotté l’édition 2026, contestant la présence d’Israël alors que la Russie avait été suspendue après l’invasion de l’Ukraine.
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