Gironde Le mégafeu qui a détruit 42 000 hectares en Gironde en juillet a occasionné 11 millions d’euros de « dépenses imprévues », que le Département demande à l’État de « compenser », déclare son président, Jean-Luc Gleyze.
Parti le 22 juillet à Saumos, cet incendie, d’une ampleur inédite en France depuis 1949, a contraint la collectivité à engager des moyens pour « faire face à l’urgence ».
Avant une séance extraordinaire du Conseil départemental, l’élu socialiste a détaillé les travaux routiers, la mobilisation d’agents, le soutien psychologique, la préparation de 7 500 repas et l’accompagnement au relogement des sinistrés.
Le Département réclame désormais « la juste compensation par l’État » de ces dépenses, qui s’ajoutent aux « 5 millions d’euros déjà engagés en mars » après les tempêtes Nils et Pedro, selon la vice-présidente aux finances, Corinne Martinez.
Présente lors de cette séance, la préfète de région, Sophie Brocas, a assuré que l’État apporterait « des aides au Département qui doit faire face à un certain nombre de dépenses ».
Elle a également rappelé que l’État finançait les renforts du SDIS de Gironde à hauteur de 33 millions d’euros, ainsi qu’une enveloppe de 10 millions destinée aux investissements de quinze communes sinistrées.
Si le Département « avait assuré » les frais supplémentaires liés aux incendies de 2022, « la situation budgétaire » ne le permet plus aujourd’hui, selon Jean-Luc Gleyze.
La collectivité suit un plan de retour à l’équilibre d’ici 2028, sous la supervision de la Chambre régionale des comptes de Nouvelle-Aquitaine, qui a constaté en juillet un « déficit excessif » du budget 2025, supérieur au seuil légal de 5 %.
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