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Une fillette âgée de cinq ans a été retrouvée morte à Blois, "vraisemblablement" tuée par son père, indique le parquet - L'homme gravement blessé au thorax

Une fillette de cinq ans a été retrouvée morte lundi au domicile de son père, dans le quartier Saint-Georges à Blois, dans le Loir-et-Cher. Le parquet privilégie à ce stade la piste d’un infanticide commis par le père de l’enfant, suivi d’une tentative de suicide. Le drame a été découvert après que l’école a alerté la mère de l’absence inhabituelle de sa fille en classe.

Les parents, séparés depuis 2024 et entretenant selon le procureur des « rapports difficiles », avaient organisé le week-end de l’enfant chez son père. Celui-ci devait la ramener à l’école lundi matin, mais la fillette ne s’y est jamais présentée. Inquiète après l’appel de l’établissement, sa mère a prévenu les forces de l’ordre, qui se sont rendues au domicile du père en fin de journée. Faute de réponse, les policiers sont entrés dans l’habitation par une fenêtre et ont découvert le corps sans vie de l’enfant.

À proximité se trouvait son père, âgé de 42 ans, grièvement blessé après s’être infligé plusieurs coups de couteau, avec une arme blanche retrouvée sur place. Transporté en urgence absolue au centre hospitalier de Blois, son pronostic vital n’est pas engagé, mais son état ne permettait pas encore aux enquêteurs de l’interroger mardi.

« L’hypothèse la plus probable est celle d’un infanticide, suivie d’une tentative de suicide », a déclaré le procureur de Blois, Stéphane Javet. Selon une source proche du dossier, de nombreux médicaments auraient également été découverts dans la pièce où se trouvait l’enfant, conduisant les enquêteurs à examiner notamment l’hypothèse d’un empoisonnement.

Une autopsie doit toutefois déterminer précisément les causes du décès et aucune conclusion définitive n’a encore été rendue publique. La famille faisait déjà l’objet d’une mesure d’assistance éducative en milieu ouvert décidée par un juge des enfants, dispositif permettant d’accompagner une famille lorsque la santé, la sécurité ou l’éducation d’un mineur sont considérées comme menacées.

La mère et la grand-mère de la fillette ont été prises en charge par un service médico-psychologique après la découverte du drame.

Une enquête a été ouverte afin de reconstituer les dernières heures de l’enfant et, selon le procureur, de comprendre les raisons de ce possible passage à l’acte.

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