Ugo Bernalicis Le Conseil des ministres a prononcé ce mercredi la dissolution de l’Association culturelle d’Aulnay Sud, qui gérait la mosquée de Chanteloup à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Cette mesure, proposée par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, intervient après le gel des avoirs de l’association en juillet et la fermeture pour six mois de la salle de prières, validée en août par le tribunal administratif de Montreuil.
Pour justifier cette décision, les autorités mettent notamment en cause des intervenants « connus pour légitimer publiquement des actes de terrorisme et faire l’éloge du djihad armé ».
Le préfet de Seine-Saint-Denis, Julien Charles, avait également dénoncé des discours susceptibles, selon lui, d’encourager la violence envers les personnes ne partageant pas une pratique radicale de l’islam.
Il avait par ailleurs évoqué la fréquentation des lieux par « des personnes radicalisées attirées par une lecture ultrarigoriste de l’islam ».
Le tribunal administratif avait estimé que des propos constituant une provocation à la violence, à la haine ou à la discrimination avaient été tenus dans la mosquée ou diffusés sur les réseaux sociaux.
La juridiction avait également retenu l’existence de déclarations liées à la commission d’actes terroristes ou à leur apologie.
De son côté, l’Association culturelle d’Aulnay Sud conteste ces accusations et affirme avoir toujours agi « dans le strict respect des lois de la République ».
Elle considère que les griefs visant ses imams reposent sur des « propos décontextualisés et partiels ».
Son avocat, Me Rafik Chekkat, avait annoncé en août son intention de saisir le Conseil d’État pour contester la fermeture de la mosquée.
Il avait alors expliqué vouloir défendre « la liberté religieuse, la liberté d’expression et le principe de laïcité ».
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