GSPR Le syndicat Alliance Police nationale dénonce un profond « malaise » et des « dérives managériales » au sein du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), l’unité chargée de protéger Emmanuel Macron et sa famille. Selon les informations de RTL, sept agents ont saisi le médecin-chef de l’Élysée afin de signaler leur mal-être et des risques psychosociaux.
D’autres membres de cette unité d’élite auraient envisagé une démarche similaire avant d’y renoncer, notamment par crainte de représailles. Des agents interrogés par RTL font état de réflexions et de reproches répétés, mais aussi de menaces concernant leur avancement ou leur maintien au sein du GSPR en cas de désaccord avec leur hiérarchie.
Les critiques visent notamment le directeur du groupe, un colonel de gendarmerie qui en a pris la tête en septembre 2025. Plusieurs agents l’accusent de favoriser les gendarmes au détriment des policiers, remettant ainsi en cause l’équilibre historique entre les deux forces au sein de cette unité. Le syndicat Alliance estime lui aussi que cette « parité » serait désormais fragilisée.
« La peur demeure le sentiment dominant parmi les personnels concernés », affirme le syndicat, tandis que des membres du GSPR interrogés par RTL s’inquiètent des conséquences que ces tensions pourraient avoir sur la cohésion de l’équipe.
Créé en 1983, le GSPR rassemble près de 80 policiers et gendarmes chargés d’assurer quotidiennement la sécurité du président de la République et de sa famille, aussi bien lors des activités officielles que dans le cadre privé. Sollicité par RTL, l’Élysée n’avait pas répondu au moment de la publication de l’enquête.
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