pape La justice a suspendu mardi en référé un projet de suppression de 8 postes au sein du groupe de presse Gisi (L'Usine nouvelle, LSA, L'Argus de l'assurance...), en lien avec le déploiement de l'intelligence artificielle, a-t-on appris mercredi de sources concordantes, confirmant un article de l'Informé.
Le tribunal judiciaire de Créteil, saisi par le Comité social et économique (CSE) de Gisi, a estimé qu'en l'absence de "mise en situation réelle" préalable, le déploiement de ce plan présentait "un risque grave et caractérisé sur la santé physique et mentale de plusieurs catégories de salariés", selon la décision consultée par l'AFP.
Il a par conséquent suspendu le plan jusqu'à la réalisation de tests complets. Contactée par l'AFP, la direction de Gisi a indiqué se réserver la possibilité de faire appel. "Nous allons poursuivre les tests et faire des numéros complets", a ajouté Isabelle André, présidente de Gisi et directrice exécutive du groupe de presse professionnelle Infopro Digital, dont fait partie la société.
Infopro Digital comprend également Groupe Moniteur (Le Moniteur, La Gazette des communes...), où le déploiement d'outils d'IA est également programmé mais est moins avancé.
Les quelque 250 journalistes de ces 26 titres au total avaient lancé une grève au printemps pour s'opposer au projet de leur propriétaire de supprimer 19 postes de secrétaires de rédaction en conséquence de ce déploiement.
En presse écrite, les secrétaires de rédaction (SR) sont des journalistes chargés de vérifier et améliorer le contenu des articles écrits par leurs collègues et de les mettre en page avant publication. Au sein de Gisi, 8 postes de SR sont menacés.
Leurs missions ne pouvant être assurées par l'IA doivent être transférées à deux nouveaux postes de chefs d'édition, la société estimant que 70% des tâches des SR peuvent être réalisées par l'IA.
"Les parties coordination et relecture globale doivent rester entre les mains de chefs d'édition", précise Isabelle André. Des reclassements ont été proposés à tous les secrétaires de rédaction. Infopro Digital est contrôlé par le fonds d'investissement anglo-saxon TowerBrook.
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