tour eiffel Deux enquêtes vont être ouvertes après la mise à l’écart de salariées de la tour Eiffel lors de la visite, samedi, d’un groupe religieux hindou, une affaire qui a provoqué la colère du personnel et entraîné la fermeture du monument lundi.
Les salariés dénoncent des « consignes professionnelles qui ont conduit les femmes salariées à être écartées, remplacées et rendues invisibles en raison de leur sexe ». Après une journée de mobilisation, la tour Eiffel a rouvert ses portes aux visiteurs mardi matin.
« On attend des réponses », a déclaré Diane Davoine, secrétaire du comité social et économique (CSE), qui souhaite « qu’un cadre soit posé pour que ça ne se reproduise absolument jamais ».
Face à la polémique, la délégation du Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha (BAPS), mouvement hindou considéré comme très conservateur par une partie de la diaspora indienne, a présenté ses excuses.
Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a dénoncé une situation « inacceptable », estimant qu’il s’agit d’« une discrimination de fait » et d’une « violence contre les femmes en général » ainsi que contre les agentes de la tour Eiffel.
Une première enquête sera menée en interne par la Société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE), avec l’intervention d’un prestataire extérieur, afin de déterminer précisément les circonstances de cette décision.
La Ville de Paris, propriétaire à 99 % de la société, conduira parallèlement sa propre enquête pour comprendre ce qui a mené à cette « décision absurde, inique et inacceptable ».
Les conclusions des deux investigations sont attendues sous sept jours et devront notamment permettre d’identifier la personne à l’origine de la consigne.
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