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Les sapeurs-pompiers débutent aujourd’hui une mobilisation nationale de plus de six semaines pour réclamer davantage de moyens financiers et matériels

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Après un été marqué par des incendies d’une ampleur exceptionnelle, les sapeurs-pompiers français entament ce mardi 8 septembre une mobilisation nationale appelée à durer plus de six semaines. Un préavis de grève a été déposé jusqu’au 20 octobre par neuf organisations syndicales, dont huit réunies au sein d’une intersyndicale.

Les soldats du feu réclament notamment davantage de moyens financiers et matériels, ainsi qu’un renforcement conséquent des effectifs professionnels. L’intersyndicale demande l’embauche de 21.000 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires afin de répondre à l’augmentation continue de l’activité.

Les syndicats souhaitent également une meilleure protection de la santé des personnels et la reconnaissance de la dangerosité de leur métier. La mobilisation intervient après une saison particulièrement difficile, durant laquelle les pompiers ont été confrontés à des feux de forêt majeurs et à plusieurs épisodes de chaleur intense.

Mais les incendies ne représentent qu’une partie de leur activité : 87 % des interventions concernent désormais le secours et les soins d’urgence aux personnes. Les organisations dénoncent ainsi la multiplication de missions qu’elles considèrent parfois éloignées du cœur de métier des sapeurs-pompiers.

Autre sujet majeur de mécontentement : le financement des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), dont le budget dépasse six milliards d’euros. Les syndicats estiment que la contribution de l’État demeure insuffisante et que le poids financier supporté par les collectivités entraîne d’importantes disparités entre les territoires.

Le mouvement débute au moment où le ministère de l’Intérieur doit présenter les premiers éléments d’un projet de loi destiné à moderniser la sécurité civile. Les représentants des pompiers attendent des mesures concrètes après le « Beauvau de la Sécurité civile », une concertation lancée en 2024 qui devait permettre de repenser en profondeur le modèle français.

Malgré la grève, les interventions d’urgence devraient être assurées, les personnels pouvant être désignés ou réquisitionnés afin de garantir la continuité des secours. Dans certaines casernes, la contestation devrait donc surtout être visible par l’installation de banderoles et de messages sur les véhicules d’intervention.

Des rassemblements sont également prévus à Paris les 27 et 28 septembre, avant une manifestation nationale le 29 septembre, avec l’objectif de maintenir la pression sur le gouvernement et le Parlement.

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Vos réactions

Portrait de soubesso
8/septembre/2026 - 13h00

Désolé les pompiers, mais la gauche réserve l'argent qu'elle nous vole pour le gavage des parasites qui votent pour elle.