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Le rapporteur public demande l'annulation de l'expulsion de l'influenceur Doualemn, condamné pour "incitation à la violence", et que son titre de séjour lui soit restitué

Le rapporteur public du tribunal administratif de Paris s’est prononcé en faveur de l’annulation des arrêtés d’expulsion visant Boualem Naman, influenceur algérien connu sur TikTok sous le pseudonyme de « Doualemn », condamné pour "incitation à la violence", et a également demandé que son titre de séjour lui soit restitué.

Lors de l’audience, il a considéré que la mesure d’expulsion prise en janvier 2025 à l’encontre de cet homme de 61 ans était « entachée d’irrégularités », pointant notamment « l’incompétence du ministre de l’Intérieur » à prendre une telle décision au regard de l’infraction retenue contre lui.

En juillet, la cour d’appel de Montpellier avait confirmé sa condamnation à cinq mois de prison avec sursis pour « incitation à la violence », après des propos diffusés sur les réseaux sociaux.

Or, selon le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, une expulsion de cette nature suppose notamment une atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État ou des comportements pouvant être rattachés à une activité terroriste.

« Ses propos sont graves et condamnables, mais ne suffisent pas à être qualifiés d’entreprise terroriste », a estimé le rapporteur public, ajoutant que les faits étaient « totalement isolés dans une vie paisible » et « n’ont pas été suivis d’effet ».

Le ministère de l’Intérieur défend cependant une lecture différente du dossier et soutient que les agissements reprochés à Boualem Naman « peuvent correspondre à la définition du terrorisme ».

L’administration souligne notamment que l’influenceur avait appelé à « infliger des violences physiques sur une personne déterminée » depuis son compte TikTok, qui comptait alors 138 000 abonnés.

« Ses agissements sont loin d’être anodins », a également plaidé l’avocat du ministère, qui a rappelé devant la juridiction que l’intéressé avait déjà fait l’objet de plusieurs condamnations.

Boualem Naman avait été interpellé à Montpellier après avoir appelé, lors d’un direct diffusé le 4 janvier 2025, à « donner une sévère correction » à un opposant au gouvernement algérien.

Son arrestation avait alors été annoncée sur X par Bruno Retailleau, à l’époque ministre de l’Intérieur et désormais président du parti Les Républicains.

De son côté, l’avocate de l’influenceur, Me Vanessa Edberg, a dénoncé un « acharnement » à l’encontre de son client.

Après son arrestation, Boualem Naman avait été renvoyé vers l’Algérie, mais les autorités algériennes l’avaient refoulé, entraînant son retour en France quelques jours plus tard.

Depuis, le sexagénaire a été placé à plusieurs reprises en centre de rétention administrative et se trouve aujourd’hui assigné à résidence.

Le tribunal administratif de Paris doit désormais se prononcer sur la légalité des mesures d’expulsion prises à son encontre, sa décision étant attendue dans un délai de deux semaines.

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Vos réactions

Portrait de MICMAH458
5/septembre/2026 - 16h14
Communiste Mort a écrit :

Nom du rapporteur public ?

La question est essentielle, mais la réponse est classée "Secret Défense".  On ne connaît jamais l'identité de ceux qui prennent des décisions tellement absurdes et ubuesques, ni les noms des juges qui, d'ailleurs, n'ont jamais de compte à rendre ni ne doivent jamais justifier le pourquoi de leurs décisions.  Même pas devant leur Garde des Sceaux, d'ailleurs, c'est tout dire.

Portrait de Communiste Mort
5/septembre/2026 - 15h46

Nom du rapporteur public ?

Portrait de MICMAH458
5/septembre/2026 - 14h02

Puisqu'on en est à ce degré de folie de la part de nos institutions judiciaires, j'espère alors que ce type, qui n'est jamais qu'un ennemi déclaré du pays qui le fait vivre et dont il profite autant qu'il le peut, va déposer plainte contre l'Etat français, et qu'il va obtenir d'importantes indemnités en réparation des atteintes graves et diffamatoires commises à l'encontre de son honneur injustement bafoué.

Portrait de Frederico
5/septembre/2026 - 12h22

On finit par se demander si la justice administrative ne perd pas de vue une chose essentielle : protéger aussi la société contre ceux qui la menacent. Il est évident que LFI a infiltré la magistrature

Portrait de soubesso
5/septembre/2026 - 11h19

Des agents du FLN peuvent venir en france, faire des appels au meurtre, bénéficier de l'immunité totale même pris la main dans le sac et continuer de gratter la caf.

Merci la gauche.