henry-jean servat Avec des températures exceptionnelles et une succession de canicules, l’été 2026 est devenu le plus chaud jamais enregistré dans le pays. La ministre de la Transition écologique Monique Barbut a confirmé ce record à l’occasion de la présentation du bilan climatique de l’été par Météo-France.
« L’été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France », a déclaré la ministre, soulignant l’ampleur d’une saison marquée par des phénomènes extrêmes.
La France a connu trois vagues de chaleur successives, dont celle du 28 juillet au 19 août, qui a duré 23 jours, égalant le record de juillet 1983. Au total, plus de la moitié de l’été météorologique a été passée en situation de vague de chaleur, tandis que plusieurs records absolus de température ont été battus.
Pour Monique Barbut, ces épisodes ne peuvent plus être considérés comme exceptionnels : « Il faut nous habituer à vivre avec des étés comme celui-ci », a-t-elle averti. La ministre estime que la France doit désormais se préparer à des températures toujours plus élevées et adapter en conséquence ses infrastructures, ses logements, ses villes et ses activités économiques.
Elle avait déjà prévenu au début de l’été que « ce que nous vivons à l’heure actuelle n’est qu’un avant-goût de ce qui se produira dans les années à venir ». Selon elle, la France pourrait connaître « d’ici à 2050 » des vagues de chaleur « cinq fois plus nombreuses » que celles observées aujourd’hui.
Monique Barbut avait également reconnu que la communauté internationale avait été « collectivement incapable de tenir l’objectif de 1,5 degré d’augmentation des températures ».
Les conséquences sont déjà visibles avec la multiplication des sécheresses, les tensions sur les ressources en eau, les incendies et les pertes enregistrées dans plusieurs secteurs agricoles.
« Les conséquences économiques du changement climatique sont désormais considérables », avait également averti la ministre au mois d’août. Elle avait alors avancé une première estimation comprise entre 10 et 15 milliards d’euros de coûts directs et indirects liés aux canicules de l’été, tout en appelant à prendre ce chiffre « avec beaucoup de précautions ».
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