03/09 18:03

Recrutement de Charles Sapin de Valeurs Actuelles à Radio France : Les salariés déposent un préavis de grève pour le dimanche 13 et le lundi 14 septembre pour protester contre le maintien de la chronique du journaliste

18h00: Les salariés déposent un préavis de grève pour le dimanche 13 et le lundi 14 septembre pour protester contre le maintien de la chronique du journaliste

Selon les informations de Libération, les syndicats de Radio France ont décidé de déposer un préavis de grève pour les dimanche 13 et lundi 14 septembre, suite à une motion adoptée hier en assemblée générale, à l’unanimité de la centaine de salariés présents, et exprimant un «refus catégorique» de l’arrivée de Sapin à l’antenne, estimant que son hebdomadaire porte des valeurs non «compatibles» avec celles du groupe public. «Le pluralisme ne peut servir de prétexte à la légitimation des discours de haine, condamnables ou condamnés, sur nos antennes», ont écrit les participants à l’AG. Cette motion ainsi que l’annonce de la grève seront distribués aux journalistes présents à Radio France ce soir pour la traditionnelle conférence de rentrée.

12h12: Malgré les menaces de grève, la direction de France Inter refuse de céder et maintient le journaliste de "Valeurs Actuelles" Charles Sapin. Hier, les personnels de Radio France réunis en assemblée générale ont demandé à leur direction le retrait de sa chronique hebdomadaire et ont voté le principe d'une grève.

Via un mail interne envoyé par Vincent Meslet, directeur éditorial de Radio France, révélé par Puremédias, la direction de la station publique a répondu aux salariés. "Hier s’est réunie une assemblée générale qui a dit l’incompréhension et le malaise qui peuvent exister devant l’arrivée de Charles Sapin comme éditorialiste, une fois par semaine, dans la matinale de France Inter. Ce ressenti est légitime, et il ne nous est pas étranger", débute-t-il.

Et d'ajouter : "Le numéro deux de la rédaction d’un journal condamné par le passé pour injures racistes, sur l’antenne du service public, à l’entrée d’une année électorale : ce symbole, nous ne le minimisons pas. Mais à ce stade, le procès fait à Charles Sapin repose sur des intentions supposées, non sur des faits, des actes ou des chroniques précises". Vincent Meslet a précisé que les récentes interventions du chroniqueur sur les antennes du groupe "n’ont jamais posé de problèmes".

"Regardons aussi l’autre symbole, celui que nous enverrions en reculant. Celui d’un service public qui décide qui a le droit de parler, et qui retire une voix avant même qu’elle ait parlé, au nom d’une intention qu’on lui prête. Ce n’est plus juger des faits. C’est condamner par avance", poursuit-il dans son mail.

"Voici pourquoi nous ne pouvons pas céder, même à vous. Depuis deux ans, on nous réclame des têtes. Celle d’un humoriste, exigée par une ministre à l’Assemblée nationale : nous l’avons maintenu à l’antenne, et il a même obtenu une émission supplémentaire. Celles de Patrick Cohen et de Thomas Legrand, après une manipulation grossière : nous les avons défendus dans chacune de nos auditions, même lorsque nous pouvions avoir avec eux des approches différentes", a-t-il indiqué.

Avant de poursuivre : "Ces têtes-là, c’étaient les vôtres. Nous n’en avons livré aucune. Si nous livrons celle-ci parce que la demande vient de l’intérieur, nous n’aurons plus rien à opposer la prochaine fois qu’elle viendra de l’extérieur. Et elle viendra. La règle qui protège Charles Sapin aujourd’hui est exactement celle qui vous a protégés hier et qui vous protégera demain. Une indépendance qui ne s’exerce que vers l’extérieur n’est pas une indépendance : c’est un confort".

"Face au racisme, à l’antisémitisme, à l’islamophobie, à la haine, à la remise en cause des droits fondamentaux, au climatoscepticisme, il n’y aura aucune tolérance, pour Charles Sapin comme pour tous. Et si 'Valeurs actuelles' devait retourner à ses démons, nous en tirerions les conséquences sans délai. On ne condamne personne avant qu’il ait parlé. On ne passe rien après", précise Vincent Meslet.

Ça peut vous interesser

Ailleurs sur le web

Vos réactions

Portrait de Ma vision des choses
3/septembre/2026 - 23h45

Bah alors ? Elle est où la tolérance prônée par la gauche ? smiley 

Portrait de MonaLou03
3/septembre/2026 - 20h16

Je tiens à féliciter la décision de France Inter de ne pas céder à la pression des salariés, et de maintenir Charles Sapin. C'est une décision courageuse, et je suis entièrement d'accord avec eux : ce n'est pas une question de tolérance, chacun a le droit à la parole, et s'il devait déborder, ils en tireraient les conséquences.

Ces salariés peuvent pleurnicher, perso je ne les écoute pas (mais me ferais un plaisir d'écouter l'édito de Charles Sapin et me faire mon propre avis), mais ils se croient tout permis, faire grève, pendant que les français ne pourront écouter leurs rubriques tout ça par caprice, français qui pourtant paient leur crachat d'une certaine partie de la France....

Quant on voit ces salariés de France Inter qui ne supporte pas qu'un seul journaliste de droite vienne dans leur station, et qu'en plus un certain "humoriste" (vraiment à mettre entre guillemets) Jessé de France Inter, qui a traité de néonazi un journaliste de "Valeurs actuelles", obtient une promotion en intégrant "Quelle époque" de Léa Salamé sur France 2, la France est vraiment entre les mains de gauchos décérébrés.... Pauvre France......

Portrait de djelloul
3/septembre/2026 - 19h30

j ai cru entendre : 3mn 22 de chronique Ok F inter ne sera pas 100% a gauche En fait je m en fous un peu  j ecoute pas 

Portrait de Verticolli2B
3/septembre/2026 - 18h21

c'est juste lunaire ....

Portrait de Orwell 2026
3/septembre/2026 - 18h12

J'espère une grève jusqu'à la privatisation de cette secte fasciste-islamo-ultra gauchiste et anti Française !

Portrait de MICMAH458
3/septembre/2026 - 14h33
SurvivrEnsemble a écrit :

UN journaliste de droite parmi des centaines de gauche, non, arrêtez, c'est encore trop... smiley

Hé oui, c'est ça le pluralisme vu par les syndicats gauchistes : d'accord pour la diversité (d'ailleurs exigée par l'ARCOM et non respectée par les medias du public et notamment France Inter), mais que entre nous la Gauche, puisque la bonne et seule vraie parole est dans notre camp.  Tous ceux qui ne pensent pas comme nous n'ont pas le droit de s'exprimer sur nos antennes, qui est notre propriété.

Rappelons aussi que cette insoutenable brêche, tel un cheval de Troie qui empêche ces syndicats idéologues de dormir, se résume à une chronique de 2'30" une fois par semaine, bien perdue au milieu de centaines d'heures de diffusion de la pensée qu'ils voudraient unique.

Portrait de SurvivrEnsemble
3/septembre/2026 - 13h59

UN journaliste de droite parmi des centaines de gauche, non, arrêtez, c'est encore trop... smiley