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Togo : Les 2 réalisateurs Français qui travaillent pour "Les Routes de l’impossible" de France 5, emprisonnés depuis un mois, vont pouvoir rentrer en France (Quai d'Orsay)

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Après plus d’un mois de détention au Togo, les deux réalisateurs français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani vont pouvoir rentrer en France. Le Quai d’Orsay a annoncé qu’ils avaient bénéficié d’une remise en liberté provisoire et qu’ils étaient désormais autorisés à quitter le territoire togolais. Les deux hommes avaient été arrêtés le 27 juillet alors qu’ils tournaient un épisode de la série documentaire « Les Routes de l’impossible », diffusée sur France 5.

Ils avaient été interpellés dans le nord du pays, près de la frontière avec le Bénin, dans une région particulièrement sensible sur le plan sécuritaire. Les autorités togolaises les poursuivaient pour de supposées « fausses déclarations » liées à leurs visas. Elles leur reprochaient notamment de ne pas avoir disposé des accréditations de presse nécessaires pour leur tournage.

La justice togolaise avait également évoqué l’utilisation d’un drone dans une zone placée sous forte surveillance en raison de la menace djihadiste. Les deux réalisateurs ont toujours contesté ces accusations.

Leur société de production, Tony Comiti Productions, affirme également qu’ils disposaient bien des autorisations nécessaires pour travailler dans le pays. Leur collaborateur togolais Fred Vedomey, interpellé en même temps qu’eux, a lui aussi bénéficié d’une remise en liberté provisoire.

Le ministère français des Affaires étrangères a accueilli cette décision avec un très grand soulagement.

Paris indique que les deux Français doivent regagner le territoire national dans les prochaines heures. Cette affaire avait provoqué de nouvelles tensions entre la France et le Togo. Les relations entre Paris et Lomé se sont en effet nettement dégradées ces dernières années, alors que le pouvoir togolais se rapproche notamment de la Russie.

La libération des deux réalisateurs met donc fin à plus de cinq semaines de détention, même si les poursuites judiciaires engagées au Togo ne semblent pas, à ce stade, avoir été définitivement abandonnées.

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