médecin Le dossier médical partagé (DMP) progresse en France, mais reste encore insuffisamment alimenté par les médecins pour remplir pleinement son rôle dans le suivi des patients. C’est le constat dressé par un rapport conjoint de l’Inspection générale des finances (IGF) et de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas).
Intégré à Mon espace santé, le DMP doit centraliser les informations médicales importantes d’un patient et faciliter leur circulation entre les différents professionnels qui le prennent en charge. Selon le rapport, seulement 40 % des médecins généralistes atteignent actuellement l’objectif d’alimentation fixé par les pouvoirs publics.
Les pédiatres arrivent derrière avec 31,4 %, tandis que les gynécologues, cardiologues, dermatologues et psychiatres se situent autour de 15 %. La situation est encore plus contrastée chez les anesthésistes, ophtalmologistes et chirurgiens, avec des taux compris entre seulement 0,2 % et 4 %. Pourtant, la législation prévoit que chaque professionnel de santé verse dans le DMP les éléments diagnostiques et thérapeutiques nécessaires à la coordination des soins.
Le médecin traitant doit notamment y déposer au moins une fois par an une synthèse médicale concernant son patient. Une généralisation de cet usage permettrait de réduire le temps consacré à rechercher des documents, d’éviter certains examens redondants et de fluidifier les parcours entre médecine de ville et hôpital.
Le déploiement du dispositif s’est néanmoins nettement accéléré : 69 millions d’assurés disposent aujourd’hui d’un profil Mon espace santé et plus d’un document de santé sur deux est désormais versé dans leur carnet numérique. Environ 70 % des structures et professionnels disposent également de logiciels interopérables permettant de transmettre plus facilement les principaux documents médicaux.
Mais les médecins pointent régulièrement les difficultés techniques et le manque d’ergonomie de certains logiciels, susceptibles de transformer l’alimentation du dossier en tâche administrative supplémentaire.
Les pouvoirs publics avaient envisagé des sanctions financières contre les praticiens ne respectant pas suffisamment leurs obligations, une mesure qui avait provoqué une forte opposition de la profession. L’automatisation progresse parallèlement : depuis mars 2026, certains documents produits sur Amelipro, comme les volets patients des arrêts de travail, sont directement transmis au DMP.
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