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Un foyer de grippe aviaire "hautement pathogène" détecté dans un élevage de canards du Maine-et-Loire - Près de 7.600 animaux vont être abattus, annonce la préfecture

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Un nouveau foyer d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) a été détecté dans un élevage de canards du Maine-et-Loire, ont annoncé les autorités sanitaires. La contamination a été confirmée mardi 1er septembre dans une exploitation située à Longué-Jumelles, à une quarantaine de kilomètres à l’est d’Angers.

Il s’agit du premier foyer de grippe aviaire identifié dans le département depuis le mois de mars dernier. L’élevage concerné compte environ 7.600 canards prêts à engraisser, dont l’abattage a été décidé afin d’éviter toute propagation du virus. 

À la suite de la confirmation du foyer, la préfecture a immédiatement instauré une zone réglementée autour de l’exploitation. Une zone de protection d’un rayon de trois kilomètres et une zone de surveillance de dix kilomètres ont notamment été établies. Plusieurs communes sont concernées, parmi lesquelles Longué-Jumelles, Baugé-en-Anjou, Les Bois d’Anjou, Beaufort-en-Anjou, Mouliherne ou encore Vernantes.

Dans ces périmètres, les mouvements de volailles et d’autres oiseaux captifs sont strictement encadrés afin de limiter les risques de diffusion de la maladie. La découverte de ce foyer intervient de manière particulièrement précoce dans la saison 2026-2027, alors que le niveau de risque lié à l’influenza aviaire est actuellement considéré comme « négligeable » sur l’ensemble de la France métropolitaine.

Depuis octobre 2023, la France mène une vaste campagne de vaccination obligatoire des canards dans les élevages dépassant certains seuils, une stratégie inédite à grande échelle en Europe. La vaccination ne permet cependant pas d’écarter totalement les contaminations et doit être associée à des mesures de biosécurité et à une surveillance permanente des élevages.

Les autorités rappellent par ailleurs que la consommation de viande de volaille, de foie gras ou d’œufs ne présente pas de risque pour l’être humain. Santé publique France souligne que le risque d’infection par les virus de grippe aviaire reste faible pour la population générale, même si une surveillance étroite est maintenue en raison de la circulation mondiale des virus H5.

Les investigations doivent désormais permettre de déterminer l’origine de cette contamination et de vérifier que le virus ne s’est pas propagé à d’autres élevages de la région.

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