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L’industrie textile européenne réclame une nouvelle taxe visant notamment les géants de l’ultra-fast fashion comme Shein, Temu ou AliExpress - VIDEO

L’industrie textile européenne réclame un nouveau tour de vis contre l’afflux massif de petits colis expédiés par les plateformes asiatiques de commerce en ligne. Réunies à Paris à l’occasion du salon Première Vision, plusieurs fédérations du secteur demandent à l’Union européenne d’instaurer des frais de traitement pouvant atteindre 10 euros par colis.

Cette proposition vise notamment le modèle développé par des plateformes comme Shein, Temu ou AliExpress, qui expédient directement aux consommateurs européens d’importantes quantités de produits à très bas prix. Depuis le 1er juillet 2026, l’Union européenne applique déjà un droit de douane forfaitaire de 3 euros aux marchandises de faible valeur expédiées directement aux consommateurs.

Cette mesure a accompagné la suppression de l’exonération douanière dont bénéficiaient auparavant les envois d’une valeur inférieure à 150 euros. Mais pour Euratex, qui représente l’industrie européenne du textile et de l’habillement, ce dispositif reste insuffisant face à l’ampleur des flux.

Près de 5,9 milliards d’articles issus du commerce électronique de faible valeur sont entrés dans l’Union européenne en 2025, contre environ 4,6 milliards en 2024. Chaque colis entraîne pourtant des dépenses pour les douanes et les organismes chargés de vérifier la sécurité et la conformité des produits mis sur le marché européen.

Les industriels estiment donc que les plateformes à l’origine de ces flux doivent davantage participer au financement des contrôles plutôt que d’en laisser supporter le coût aux contribuables et aux entreprises européennes.

Selon Euratex, les montants de 2 à 4 euros actuellement évoqués pour les futurs frais de traitement ne permettraient pas de couvrir suffisamment ces dépenses. La fédération défend ainsi un montant de référence de 10 euros, qui devrait selon elle être calculé en fonction du coût réel supporté par les administrations.

Les recettes obtenues seraient notamment destinées à renforcer les contrôles douaniers, la surveillance du marché et la détection des produits dangereux ou ne respectant pas les normes européennes. Le secteur textile européen, qui représente près de 200 000 entreprises et plus d’un million d’emplois, dénonce depuis plusieurs années une concurrence qu’il juge déséquilibrée avec les géants de l’ultra-fast fashion.

La Commission européenne souligne elle-même que plus de 60 % des marchandises de faible valeur contrôlées dans le cadre d’une enquête européenne en 2025 ne respectaient pas les exigences applicables aux produits ou les règles de sécurité. 

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Vos réactions

Portrait de soubesso
5/septembre/2026 - 19h01

Encore une taxe uniquement pour les prolos. C'est ça le communisme.