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Alpes-Maritimes: Quel est l'objectif des juges en suspendant une nouvelle fois l’interdiction du Burkini sur les plages municipales, pourtant décidée par le maire de Mandelieu-la-Napoule ?

Nouveau revers judiciaire pour la mairie de Mandelieu-la-Napoule dans son combat contre le port du burkini sur ses plages et cette question qui revient en boucle, que cherchent les juges avec ce type de décision ? Hier,  la justice administrative a en effet  suspendu l’arrêté pris par le maire de cette commune des Alpes-Maritimes afin d’interdire certaines tenues de bain, dont le burkini, sur les plages municipales.

Le tribunal avait été saisi par la Ligue des droits de l’Homme, qui contestait cette mesure et demandait sa suspension en urgence.

Dans sa décision, la justice considère que l’interdiction porte une atteinte grave et manifestement illégale à plusieurs libertés fondamentales.

Les magistrats citent notamment la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle. La municipalité justifiait son arrêté par la volonté de prévenir d’éventuels troubles à l’ordre public et de garantir la sécurité des baigneurs pendant la période de forte fréquentation estivale. Mais le tribunal estime que la commune n’apporte pas d’éléments suffisamment précis permettant d’établir l’existence d’un risque actuel et réel de troubles lié au port du burkini.

Les arguments relatifs à la sécurité des baigneurs n’ont pas davantage convaincu les magistrats.

Selon la justice, aucun élément ne permet de démontrer que le port de ce type de tenue ferait courir un risque particulier aux personnes qui se baignent ou compliquerait de manière significative les opérations de secours.

Cette nouvelle décision intervient dans un dossier qui oppose depuis plusieurs années le maire de Mandelieu-la-Napoule, Sébastien Leroy, aux associations de défense des libertés publiques.

Dès 2023, l’élu avait adopté un arrêté interdisant sur les plages les tenues manifestant de manière ostensible une appartenance religieuse. Le Conseil d’État avait alors suspendu cette interdiction, considérant déjà que la commune ne démontrait pas l’existence d’un risque suffisamment caractérisé pour l’ordre public.

La municipalité avait renouvelé une mesure comparable au cours de l’été 2024. Un nouvel arrêté anti-burkini avait ensuite été adopté en juillet 2025. Le tribunal administratif de Nice l’avait lui aussi suspendu, estimant que les incidents évoqués par la mairie ne permettaient pas de justifier une interdiction générale sur l’ensemble des plages.

La commune avait notamment invoqué des tensions survenues les étés précédents ainsi que le contexte de tensions interreligieuses en France. Les magistrats avaient considéré que ces circonstances ne suffisaient pas à établir un risque avéré de troubles à l’ordre public.

La justice rappelle en effet régulièrement qu’un maire peut réglementer l’accès aux plages pour des raisons de sécurité, d’hygiène ou d’ordre public, mais que les restrictions aux libertés doivent être nécessaires, adaptées et proportionnées. Une commune ne peut donc pas interdire une tenue uniquement en raison de sa dimension religieuse sans démontrer l’existence de circonstances locales particulières.

La jurisprudence est différente concernant les piscines municipales, où les collectivités peuvent imposer des règles spécifiques de tenue notamment pour des motifs d’hygiène et d’organisation du service public.

À Mandelieu-la-Napoule, la polémique autour du burkini est ainsi devenue un véritable feuilleton judiciaire qui se répète désormais presque chaque été.

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Vos réactions

Portrait de Homoncule
11/août/2026 - 00h15

Les Français n'en peuvent plus de ces juges rouges.

Portrait de Michel Bonnet
9/août/2026 - 23h39

Je suis ok pour le burkini à condition que les piscines maghrébines acceptent les naturistes au maroc, algérie et tunisie. 

Portrait de BREIZ Mike
8/août/2026 - 14h12

Le Burkina, c'est une tenue de plongée, tu peux te baigner comme ça, mais après tu l'enlèves. 

Portrait de simjulemi
8/août/2026 - 11h15 - depuis l'application mobile

Je sais quelle femme de dos je préfère

Portrait de PhilRAI
8/août/2026 - 10h25

coran :s33 v59. Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées.

Les femmes non voilées peuvent donc être offensées et agressées.

C'est ce qui va se passer si la pratique progresse. Les musulmans vont dire qu'ils sont choqués par la tenue de certaines (ça a déjà commencé), ils vont faire pression sur elles, au début des remarques,  puis des insultes, puis des agressions. 

Il faut arrêter ça le plus tôt possible.

Portrait de soubesso
8/août/2026 - 09h44

LFI n'a pas besoin de gagner une élection pour faire la loi en france. Il a suffit aux rouges d'infiltrer la magistrature.