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Éric Ciotti annonce saisir justice après avoir été pris pour cible dans une chanson par le rappeur "Boro700" qui évoque également plusieurs attentats et le terroriste Mohamed Merah - Vidéo

Éric Ciotti a décidé de saisir le procureur de la République après la diffusion d’un morceau particulièrement violent du rappeur "Boro700". L’information, révélée par Europe 1 puis confirmée par CNEWS, concerne un titre baptisé « M*R*H », en référence apparente au terroriste Mohamed Merah.

Dans ce morceau accessible sur Internet, le rappeur multiplie les allusions aux attentats qui ont endeuillé la France au cours de la dernière décennie. Boro700 cite notamment Mohamed Merah, auteur des tueries de Toulouse et Montauban en mars 2012, qui avaient fait sept morts, dont trois enfants juifs.

Il fait également référence à Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos responsables des attentats du 13 novembre 2015. Le texte évoque explicitement le Bataclan ainsi que les attaques menées contre plusieurs terrasses parisiennes ce soir-là.

Le rappeur prononce notamment des paroles évoquant le fait de « shooter » des personnes allongées et d’« allumer sept terrasses ».

Une autre formule fait directement référence à Adolf Hitler, renforçant le caractère antisémite et haineux dénoncé autour de cette chanson. Éric Ciotti et Christian Estrosi sont par ailleurs nommément visés dans un passage comportant des propos sexuels et injurieux à l’encontre de leurs proches.

Dans son signalement adressé au parquet, Éric Ciotti estime que ces paroles constituent une mise en scène de la violence « particulièrement préoccupante ».

Il souligne qu’elles renvoient explicitement à plusieurs attentats terroristes commis en France ainsi qu’à leurs auteurs.

Le député des Alpes-Maritimes et président du groupe Union des droites pour la République à l’Assemblée nationale demande désormais à la justice d’examiner les suites pénales possibles.

Éric Ciotti a également écrit au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, afin d’attirer son attention sur la diffusion de ce type de contenu en ligne. Il dénonce des paroles qui portent, selon lui, une atteinte insupportable à la mémoire des victimes du terrorisme.

Cette affaire intervient quelques semaines après les commémorations organisées le 14 juillet 2026 pour les dix ans de l’attentat de Nice.

Le 14 juillet 2016, un camion avait foncé dans la foule réunie sur la promenade des Anglais, faisant 86 morts et plusieurs centaines de blessés. Éric Ciotti considère donc la diffusion de ce titre comme une « blessure supplémentaire » pour les familles, les rescapés et les habitants toujours marqués par le drame.

Le responsable politique alerte plus largement sur la multiplication, sur les plateformes numériques, de contenus glorifiant des terroristes sous couvert de création artistique.

À ce stade, aucune décision du parquet ni ouverture officielle d’enquête visant Boro700 n’a encore été annoncée publiquement. Il appartiendra désormais aux magistrats de déterminer si les paroles peuvent notamment relever de l’apologie du terrorisme, de menaces ou d’injures publiques.

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