grenoble Un accord majeur aurait été trouvé sur le désarmement du Hamas et l’avenir de la bande de Gaza. Le président américain Donald Trump en a fait l’annonce vendredi sur son réseau Truth Social. Il affirme que le « Conseil de Paix », qu’il préside, a obtenu un engagement en faveur du désarmement complet du Hamas. Les autres groupes armés palestiniens présents dans l’enclave seraient également concernés par ce processus.
En contrepartie, l’armée israélienne devrait se retirer progressivement de la bande de Gaza. Les différentes étapes seraient menées simultanément et soumises à des vérifications internationales. Le calendrier envisagé pourrait s’étendre sur plusieurs mois, selon les zones et les armes concernées.
Le Hamas devrait notamment remettre ses armes lourdes, ses stocks de missiles et ses infrastructures militaires.
Ses tunnels, ses dépôts d’armes et ses centres de commandement devraient également être neutralisés. Les combattants qui accepteraient de renoncer aux armes pourraient bénéficier de garanties ou de mesures d’amnistie. La sécurité de Gaza serait ensuite confiée à une nouvelle police palestinienne et à une force internationale de stabilisation.
Une administration composée de technocrates palestiniens serait chargée de gérer provisoirement le territoire.
Le Hamas avait déjà annoncé début juillet la dissolution de ses structures gouvernementales civiles à Gaza. Il s’était déclaré prêt à transférer la gestion des services publics à cette nouvelle administration.
La question de son arsenal militaire restait toutefois le principal obstacle aux négociations. Le mouvement palestinien liait jusqu’à présent tout désarmement au retrait complet des forces israéliennes. Israël exigeait au contraire la remise des armes avant d’abandonner les territoires encore occupés par son armée. Le compromis annoncé prévoit donc une progression par étapes, chaque retrait israélien accompagnant une mesure de désarmement.
Donald Trump présente cet accord comme une « étape monumentale » vers une paix et une sécurité durables.
L’Égypte, le Qatar et la Turquie auraient joué un rôle important dans les discussions avec le Hamas. De nombreuses incertitudes demeurent cependant sur les modalités précises et les moyens de contrôler leur application. Le Hamas ne semble pas avoir accepté toutes les interprétations américaines concernant la remise de ses armes individuelles.
Le gouvernement israélien n’a pas encore donné publiquement son approbation définitive à l’ensemble du dispositif.
De nouvelles négociations doivent donc préciser le calendrier du retrait, la supervision internationale et l’avenir des combattants.
Cet accord constitue une avancée diplomatique importante, mais sa réussite dépendra désormais de sa mise en œuvre effective.
Vos réactions
Tout ça pour ça. Dans 10 ans Gaza se sera réarmé et rebelote. On est loin de la "Cote d'Azur orientale" que promettait Trump...
En contrepartie, l’armée israélienne devrait se retirer progressivement de la bande de Gaza.
Il y a quelques jours le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a annoncé son intention d’établir trois implantations israéliennes dans le nord de la bande de Gaza.
Bezalel Smotrich (ministre des Finances) et Itamar Ben-Gvir (ministre de la Sécurité nationale), veulent quant à eux recoloniser Gaza, où 21 colonies israéliennes existaient déjà avant leur évacuation en 2005.
Bref israel n'est pas du tout dans un processus de retrait. L'accord de trump n'est donc que du vent.
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