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Visé par une enquête du parquet financier pour des statuettes qui lui avaient été offertes entre 2002 et 2004, l'ancien ministre Dominique de Villepin a été entendu par la justice

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Dominique de Villepin a été entendu mi-juillet par les enquêteurs dans l’affaire dite des « statuettes », qui vise des cadeaux reçus lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères. L’ancien Premier ministre a été entendu en audition libre dans le cadre de l’enquête ouverte par le Parquet national financier.

Les investigations portent sur des faits présumés de « recel de détournement de fonds publics et toutes infractions connexes ». Au cœur du dossier figurent deux objets représentant Napoléon : une statuette et un buste, reçus entre 2002 et 2004.

Ces cadeaux avaient été révélés au printemps par l’émission « Complément d’enquête » sur France 2. Le lobbyiste Robert Bourgi affirme avoir servi d’intermédiaire pour les remettre à Dominique de Villepin.

Selon lui, l’un des objets aurait été financé par Blaise Compaoré, alors président du Burkina Faso. L’autre aurait été payé par l’homme d’affaires italien Gian Angelo Perrucci. La valeur totale des deux cadeaux atteindrait plusieurs dizaines de milliers d’euros, autour de 125.000 euros selon les éléments révélés publiquement.

Robert Bourgi a lui aussi été entendu par les enquêteurs dans cette affaire. Le PNF a confirmé que plusieurs actes d’enquête avaient été réalisés ces dernières semaines, sans détailler le contenu des auditions.

Dominique de Villepin ne nie pas avoir reçu ces objets mais assure qu’il ignorait à l’époque leur véritable provenance et leur valeur. Il affirme avoir pensé qu’ils lui étaient personnellement offerts par Robert Bourgi.

En mai dernier, l’ancien Premier ministre avait reconnu publiquement avoir commis « une erreur » en acceptant ces cadeaux. Il avait déclaré qu’il n’aurait pas dû les conserver, tout en rappelant que les règles concernant les cadeaux reçus par les ministres étaient beaucoup moins encadrées à cette époque.

Les deux objets ont depuis été restitués au ministère des Affaires étrangères. Dominique de Villepin conteste en revanche toute contrepartie politique ou diplomatique qui aurait pu être accordée en échange. L’enquête doit précisément déterminer les conditions dans lesquelles ces objets ont été financés, remis puis conservés par l’ancien ministre.

L’affaire est particulièrement sensible politiquement alors que Dominique de Villepin entretient toujours le suspense sur une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2027.

À ce stade, son audition libre ne signifie ni mise en examen ni culpabilité : l’enquête du Parquet national financier se poursuit.

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Vos réactions

Portrait de KERCLAUDE
28/juillet/2026 - 11h06

Encore un futur classement vertical..

Portrait de JB62000
28/juillet/2026 - 10h03 - depuis l'application mobile

Aux innocents les mains pleines ….