Dolly Parton La publicité virtuelle lors des compétitions sportives, encore interdite en France, va être expérimentée dès 2027. Son éventuelle généralisation permettrait de diversifier les revenus du secteur.
Cette technologie - déjà autorisée dans plusieurs pays européens - permet de diffuser à la télévision des bannières publicitaires différentes de celles physiquement présentes au bord d'un terrain de sport. Des annonceurs pourraient ainsi cibler spécifiquement les téléspectateurs de tel ou tel pays retransmettant la même rencontre de Ligue 1 ou de Top 14.
Mais elle a été interdite en 2003 par le Conseil supérieur de l'audiovisuel français (CSA, prédécesseur de l'Arcom) qui l'avait assimilée à de la publicité "clandestine".
Le Parlement a définitivement adopté la loi réformant le sport professionnel dont un article prévoit "à titre expérimental", du 1er janvier 2027 au 30 juin 2028, "la mise en oeuvre de techniques de publicités et de parrainages virtuels" lors de la diffusion de certains événements sportifs, dont la liste doit encore être arrêtée, tout comme les modalités techniques précises.
Concrètement, ce mécanisme peut permettre de cibler les téléspectateurs à l'étranger avec des publicités adaptées à leur pays grâce à un flux virtuel qui vient se superposer en temps réel sur les écrans LED situés au bord des terrains. Ce qui permet ainsi de commercialiser plusieurs fois le même espace médiatique.
La publicité virtuelle est "un accélérateur de revenus, notamment pour le sport féminin. Par exemple, il y a de plus en plus de mutualisation des rencontres féminines et masculines le même jour en rugby, et il y a une impossibilité matérielle de changer les panneaux publicitaires physiques entre les deux matchs", déclare Aurélie Dyèvre, directrice générale de Sporsora, organisation réunissant des acteurs de l'économie du sport.
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