10/07 14:31

Justice: 27 ans requis contre un homme pour le meurtre de sa femme, dont il avait ensuite découpé le cadavre et éparpillé les restes dans le parc parisien des Buttes-Chaumont

Une peine de 27 années de réclusion criminelle a été réclamée par l'avocat général à l'endroit de Lakhdar Matoug pour le meurtre de sa femme, dont il avait ensuite découpé le cadavre et éparpillé les restes dans le parc parisien des Buttes-Chaumont.

Devant la cour d'assises de Paris, quatre jours d'audience n'ont pas permis d'éclairer pleinement les raisons qui ont conduit ce "travailleur" à la vie ordinaire à tuer son épouse en l'étranglant.

Puis basculer dans "un après tout à fait extraordinaire", tel que l'a décrit l'avocate générale.

Plusieurs morceaux de corps avaient été dissimulés dans des sacs ensuite jetés dans ce vaste parc du nord-est de la capitale. Le tronc avait été retrouvé dans un terrain vague de Bobigny, sur les indications du mari après être passé aux aveux lors de son interpellation quinze jours plus tard.

La conséquence d'une dispute, isolée, soudaine, qui a mal tourné?

La représentante de l'accusation, Sylvie Kachaner, a au contraire estimé que la victime, Assia, "était une femme en souffrance depuis plusieurs mois".

Endettés, lui en arrêt maladie en raison d'une hernie discale, elle sans activité depuis une année, Lakhdar et Assia Matoug forment un couple au sein duquel "une certaine rancœur s'est installée" au fil des années.

"Ces deux-là vivent dans le même appartement mais ne se parlent plus, ou que par messager interposé, par messagerie. C'est le couple Simone Signoret et Jean Gabin" dans le film "Le Chat", décrit l'avocate générale dans une référence au huis clos banlieusard de Pierre Granier-Deferre.

Alors que, selon l'ensemble des témoins, Assia n'avait jusqu'alors jamais subi de violences physiques de son mari, la représentante de l'accusation fait observer qu'"il y a aussi les violences psychologiques: l'absence de communication, dans un couple, est une forme de maltraitance".

Les plaidoiries de la défense et le verdict sont attendus dans la journée.

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Vos réactions

Portrait de Yeto
10/juillet/2026 - 20h20

27 ans c'est pas un peu léger pour un meurtre pareil ??? 

Portrait de Reconquête ça urge
10/juillet/2026 - 15h43

Découper un cadavre, quelle horreur... je l'imagine dans son appartement avec ses outils en train de patauger dans les sang et les viscères, s'y reprenant à trois fois pour scier un tibia récalcitrant... Sans parler des odeurs.