marine le pen Une centaine de salariés de Milan Presse, touchée par un plan social de sa maison mère Bayard prévoyant une trentaine de suppressions de postes, ont débrayé à Toulouse pour signaler leur inquiétude quant à l'avenir de leur entreprises et de ses publications.
Quelque 28 CDI et 3 CDD chez de Milan Presse doivent à terme disparaître dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) conduit au sein de Bayard. "On a beaucoup d'inquiétude quant à l'avenir", a confié Aude Le Breton, déléguée syndicale CGT, lors du débrayage au cours duquel les salariés ont brandi des pancartes "Milan Stresse", "Snif snif Yam Yam" (nom d'un magazine destiné à disparaître), ou encore "Respect des négociations".
Tandis que la suppression des postes doit être effective en 2027, les salariés de cette entreprise toulousaine rachetée par Bayard en 2004 demandent "que les délais soient rallongés" pour mener à bien des négociations, a-t-elle expliqué. Milan Presse édite notamment les revues Toboggan, Wapiti ou 1jour1actu.
L'un de ses magazines, Yam Yam (ex-Géo Ado), en perte de vitesse, doit disparaître au terme du plan social. "Ils ont pris cette décision alors qu'il n'était en vente que depuis septembre", a détaillé Mme Le Breton, regrettant une décision "rapide".
"Peu à peu, la marque Milan disparaît des productions qu'elle a initiées", soulignaient les salariés dans un communiqué paru le 18 juin. Le groupe Bayard, également propriétaire du journal La Croix, a annoncé le 9 avril prévoir jusqu'à 59 suppressions de postes, soit 5% de ses effectifs, en raison d'"un marché de la presse et de l'édition chahuté". Ces suppressions sont l'un des deux volets d'un plan de compétitivité lancé par Bayard.
L'autre volet est un plan d'économies de ses dépenses externes. "Ce qu'on craint, c'est un nouveau PSE en 2029, (au vu des) projections pour Milan, qui ne sont pas bonnes malgré le plan d'économies et les suppressions de postes", a ajouté mardi Aude Le Breton.
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