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Figure populaire et parfois controversée du patinage artistique et des médias, Philippe Candeloro enfile à 54 ans un nouveau costume, celui de dirigeant de la Fédération des sports de glace

Sur la glace comme à l'antenne, il a toujours osé. Figure populaire et parfois controversée du patinage artistique, Philippe Candeloro enfile à 54 ans un nouveau costume, celui de dirigeant, après son élection samedi à la tête de la Fédération des sports de glace.

Jeux olympiques d'hiver de Nagano, 1998. Il est alors d'Artagnan dans une chorégraphie détonante façon cape et épée, sourire charmeur aux lèvres. Un programme audacieux qui lui vaut une médaille de bronze, ainsi que l'hystérie de supportrices japonaises dans les gradins. "Il n'est pas question d'avoir la grosse tête. Mais mon nom est un patrimoine", affirmait-il à l'AFP en 2007.

Du Parrain à Lucky Luke, en passant par Rocky Balboa, "Candel" a été, au cours de sa carrière de patineur, artiste autant qu'athlète. C'est à travers ces personnages populaires qu'il parvint à donner un nouveau visage au patinage artistique de son époque, traditionnel et austère, dominé par les Russes.

Médaillé de bronze aux JO de Lillehamer (Norvège) en 1994, vice-champion du monde la même année au Japon, celui qui se disait "prince de la glace", né en 1972 à Courbevoie, en banlieue parisienne, frôla l'or international sans jamais le décrocher.

Sur la glace, Philippe Candeloro avait le goût du risque. On se souvient de ses sauts spectaculaires, des triples axels qu'il multipliait avec cran et qui lui furent parfois fatals. En 1995, il chute en finale des Mondiaux de Birmingham (Angleterre). Il finira troisième. Après dix-huit ans de carrière, le "rebelle" quitte la compétition en laissant à sa discipline une figure de son cru, le "Candeloro spin", sorte de pirouette sur les genoux. Il se tourne vers le spectacle sur glace, son élément, et collabore entre autres au spectacle Holiday on Ice pendant vingt ans.

En même temps, il se fait une place sur la scène médiatique. Dès 2006 sur l'antenne de France Télévisions, il commente les JO d'hiver dans un célèbre tandem formé avec Nelson Monfort. Laissant libre court à son franc-parler, l'ex-patineur est régulièrement raillé sur les réseaux sociaux pour ses interventions hautes en couleur et autres "candelorettes", des plaisanteries salaces jugées parfois sexistes.

En 2014, lors des JO d'hiver de Sotchi, le Conseil supérieur s'était penché sur ses propos envers une patineuse canadienne: "Je connais plus d'un anaconda qui aimerait bien venir l'embêter un petit peu". "Philippe est beaucoup plus subtil qu'on ne le croit, et parfois que lui-même ne veut le faire croire", avait réagi Nelson Monfort sur le plateau de C à Vous (France 5).

"Effectivement nous ne sommes pas pareils, mais je suis totalement solidaire de lui." Adepte de la télé-réalité ("La Ferme célébrités", "Danse avec les stars"), il rejoint aussi d'autres plateaux de télévision.

Par exemple celui de France 3, en 2009, où il co-anime l'émission "Intervilles", ou encore sur C8 dans "TPMP People" dont il a été chroniqueur.

Quoi qu'il en soit, son côté grande gueule a toujours été pour lui un moyen de donner de la lumière à son sport.

Cet aspect de sa personnalité aurait pu lui porter préjudice pour un poste de responsable de fédération.

Mais il n'a à l'évidence pas fait peur aux dirigeants des clubs qui l'ont élu samedi avec 51,35% des voix face à la présidente sortante Gwenaëlle Noury."Je pense que je serai un président un peu atypique", avait-il prévenu en début d'année au moment d'annoncer sa candidature.

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Vos réactions

Portrait de stylo07
28/juin/2026 - 11h40

Bravo !!! il le mérite !!!