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Un enseignant des Alpes-Maritimes, soupçonné de viols sur des élèves de maternelle : Une information judiciaire a été ouverte et un juge d'instruction saisi dans le cadre d'une enquête

Une information judiciaire a été ouverte et un juge d'instruction saisi dans le cadre d'une enquête sur un enseignant des Alpes-Maritimes, soupçonné de viols sur des élèves de maternelle, a indiqué mardi le procureur de Grasse. Cette ouverture d'une information judiciaire est prévue par la loi lorsqu'une plainte avec constitution de partie civile est déposée.

C'est ce qu'ont fait des parents qui souhaitaient relancer cette affaire plusieurs mois après un classement sans suite à l'issue d'une enquête préliminaire du parquet, comme le rappelle France 3 qui a donné l'information. En octobre dernier, le procureur de Grasse Éric Camous avait expliqué dans un communiqué avoir classé ce dossier, assurant qu'au terme des investigations, «il n'existe aucune charge susceptible de laisser soupçonner la réalité des faits qui ont été rapportés à la justice».

Mardi, un groupe de parents d'élèves a tenu une conférence de presse où ils ont critiqué la première enquête du parquet, certains adultes la qualifiant de «bâclée». Tout est parti des déclarations de deux élèves de moyenne section d'une école maternelle de Saint-Laurent-du-Var selon lesquels le maître mettait «des doigts aux fesses».

Selon un parent plaignant, l'audition par la police a été très expéditive, sans mise en confiance, et l'enfant n'a rien pu dire d'autre que «je sais plus».

Dans son communiqué d'octobre, le parquet faisait état de «propos difficilement formulés» par les enfants, le lieu des faits, par exemple, étant resté «impossible à contextualiser».

Un des enfants avait affirmé lors de son audition que «rien ne s'était passé». Suite aux deux plaintes, l'enseignant avait été suspendu et l'école a organisé une réunion pour expliquer la situation à l'ensemble des parents. Cette réunion a été suivie de deux autres plaintes pour les mêmes faits des parents d'une petite fille et d'un quatrième enfant.

Après le classement sans suite, l'enseignant a été réintégré, mais affecté à un poste sans contact avec les enfants.

Cet homme, en poste depuis plus de dix ans, n'a jamais fait l'objet d'aucun signalement et «a farouchement contesté des accusations qui l'ont plongé dans la plus totale incompréhension», avait ajouté le procureur de Grasse en octobre.

Selon les parents, les enfants sont suivis dans un service de psychologie à l'hôpital, où ils se sont vus délivrer des attestations de symptômes conformes à des traumatismes semblables à ce qu'ils ont décrit.

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