vidéos Athéna et Maddy, une chatte et une lapine maltraitées, ont vu leur préjudice évalué à 400 euros chacune par un juge, une décision qui s'inscrit dans une propension croissante des tribunaux à reconnaître les animaux comme des victimes.
Les deux petites bêtes ont été retrouvées assoiffées et affamées au milieu de leurs excréments. Leur calvaire a duré un mois, après que leur maîtresse les a abandonnées en quittant son logement.
Le 13 mai, cette dernière a été condamnée par le tribunal de police de Saint-Etienne pour maltraitance. Fait rare, parmi différents dommages et intérêts, elle a dû verser à la SPA de Lyon, qui s'était constituée partie civile, 800 euros au titre d'un "préjudice animalier".
"C'est une très bonne chose", se félicite auprès de l'AFP Orianne Simonet, directrice administrative de la Société protectrice des animaux de Lyon.
"Ce préjudice vient reconnaître les souffrances que peuvent ressentir les animaux", explique-t-elle. "Et maintenant qu'on a une jurisprudence sur notre secteur, on va pouvoir le faire valoir dans d'autres affaires."
S'il est inédit dans le département, le préjudice animalier émerge depuis près de deux ans dans les tribunaux français.
En janvier 2024, le tribunal correctionnel de Lille l'a reconnu pour la première fois au profit de Lanna, une chatte décédée après avoir été frappée à coups de lattes en bois par son propriétaire. Ce dernier avait dû indemniser une association de protection des animaux, à hauteur de 100 euros.
Vos réactions
Réagissez
Nouveau ?
Inscrivez-vousDéjà membre ?
Mot de passe oublié ?