Lyhanna C'est une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux depuis plusieurs heures. Elle a été tournée dans une des salles de projection du Palais des Festival de Cannes. Au moment où apparait à deux reprises la mention Canal Plus, on entend des huées et des sifflets, mais aussi des sifflets contre le Groupe Canal Plus. Des faits confirmés par l'AFP, puisque dans une dépêche à 9h51, ce matin, l'agence écrit : "Pendant les projections cannoises, l'apparition à l'écran du logo de Canal+, premier financeur du cinéma français, a plusieurs fois été sifflée."
Et pourtant, ces mêmes festivaliers, sont outrés depuis hier que ce groupe qu'ils semblent détester refuse désormais de financer leurs films ! Une situation ubuesque, un bal des faux-culs auquel le Groupe Canal a décidé de mettre fin hier soir.
Six jours après la parution d'une tribune anti-Bolloré dans le cinéma, le patron de Canal+ a affirmé dimanche à Cannes que son groupe ne travaillerait plus avec les quelque 600 professionnels signataires du texte:
"J'ai vécu cette pétition comme une injustice vis-à-vis des équipes Canal qui s'attachent à défendre l'indépendance de Canal+, dans toute la diversité de ses choix", a déclaré Maxime Saada, président du directoire de Canal+, premier financeur du cinéma français dont Vincent Bolloré est l'actionnaire principal.
"En conséquence, je ne travaillerai plus, je ne souhaite plus que Canal travaille avec les gens qui ont signé cette pétition", a lancé M. Saada qui s'exprimait lors d'un événement sur la Croisette.
La tribune s'alarmait notamment de la volonté de Canal+ de s'emparer de la totalité du capital d'UGC, le réseau de salles de cinéma dont il a acquis 34% en septembre et qu'il espère contrôler dans sa totalité à partir de 2028.
Dans son allocution, que l'AFP s'est procurée, Maxime Saada estime que cette tribune revient à qualifier les équipes de Canal+ de "crypto-fascistes". "Eh bien moi je n'ai pas envie de travailler avec des gens qui me traitent de crypto-fasciste, je suis désolé, la limite, pour moi elle est là", a-t-il déclaré lors du "brunch des producteurs" organisé par son groupe à Cannes.
La tribune a rencontré un écho limité auprès des professionnels réunis sur la Croisette cette semaine, beaucoup d'entre eux peinant à déceler un changement de ligne idéologique au sein de Canal+.
Vos réactions
Vivement que toute cette faune puante soit au chomdu !
Fini l'argent de Bolloré !
La culture n'est pas une marchandise ...mais nous les professionnels on veut quand même tous les sous de cette marchandise ...
exemple du signataire de la tribune contre Canal + jean-pascal Zadi (acteur réalisateur)
box office des films ou il joue:
Dans la peau de blanche Houellebecq (2024) 24 000 entrées budget 2,5 millions
Pourquoi tu souris? (2024) 104 000 entrées budget 2,5 millions
Le procès du chien (2024) 130 000 entrées pour un budget de 3,8 millions
En tongs au pied de l'Himalaya (2024) 79 000 entrées pour un budget de 4,3 millions
Prosper (2025) 39 000 entrée pour un budget de 2,6 millions
Le grand déplacement (2025) 130 00 entrée pour un budget de 17 millions
comment on explique la production de film sans public systématiquement non rentable avec des acteurs qui ne fédèrent pas de public et qui tournent film après film même sans public ni rentabilité ?
quand on tourne des films sans public et sans succés on se doit de rester humble et on ne se met pas en avant comme représentant du Cinema français, surtout que les budgets de ces films non rentables posent des questions sur l'utilisation des aides à la création cinématographique et sur qui les accorde car on est proche du détournement d'argent public en bande organisée
si c'est gens du Cinéma signataire contre Canal + ont un poids au box office ils n'ont aucun risque d'une remise en question de la production de leur films par un groupe privé comme Canal + ou un homme d'affaire actionnaire comme Vincent Bolloré, ces professionnels cherchent d'abord a produire des films rentables pour leur groupe audiovisuel et maintenant salle de Cinema UGC
Si ces Gens du Cinema prennent une position politique en urgence à un an des élections c'est qu'ils sentent qu'ils ne sont pas rentables pour une industrie qui risque d'avoir moins d'aide public vu la dette de l'état quelque soit le futur président, cette pseudo exception culturelle sans réel public n'a plus de sens face à la réalité des finances publics et vampirise en plus la pluralité dans la création française en politisant à gauche la création par effet de caste subventionnée
C'est bien de gauche de cracher dans la soupe ! Canal fait bien de dire ne plus collaborer avec les 600 signataires de la pétition, mais c'est pas bien grave : ces braves intermittents du spectacle iront pointer à France Travail (on devrait dire "France Assistés" dans ce cas là) pour toucher les indemnités de chômage.
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