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Avec cinq femmes réalisatrices sur 22 films en compétition, le délégué du festival de Cannes Thierry Frémaux assure refuser d'appliquer la "politique de quota"

Avec cinq femmes réalisatrices sur 22 films en compétition officielle, le délégué général du festival de Cannes Thierry Frémaux a assuré refuser d'appliquer la "politique de quota" et a balayé les critiques sur le "féminisme washing" de l'affiche officielle représentant Thelma et Louise.
"Il n'y a aucun moment où nous choisissons Geena Davis ou Susan Sarandon ou le film de Ridley Scott comme affiche pour prétendument se faire à peu de frais une image féministe", a déclaré M. Frémaux, répondant au collectif féministe 50/50 sur le choix du visuel qui n'est selon lui pas représentatif de la place des femmes à Cannes.
Le collectif 50/50, qui oeuvre pour l'égalité et l'inclusion dans l'industrie du cinéma et de l'audiovisuel, a signé en 2018 une charte avec le festival de Cannes.
"A aucun moment cette charte ne mentionne la parité en sélection. En aucun cas, il doit y avoir une politique de quota", insiste M. Frémaux, ajoutant que la parité est dans "les jurys et les instances".
"Si nous hésitons entre deux films (...) et que les hésitations soient entre le film de réalisateur et le film de réalisatrice, on prendra le film de réalisatrice", a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse, à la veille du début des festivités.
Le pourcentage de réalisatrices (sur le nombre total de réalisateurs et réalisatrices) en 2026 pour les longs-métrages de la sélection officielle, comprenant des sections parallèles comme Un Certain Regard est de 34% (contre 26 % en 2025). Cette proportion atteint 38% avec les sélections de courts-métrages.
"Aujourd'hui, on voit de plus en plus de réalisatrices dans le jeune cinéma donc cela arrive en compétition, au fur et à mesure", souligne M. Frémaux.
"Les chiffres disent que cela progresse, que c'est lent, que c'est pas assez", reconnait-t-il.
"On a besoin d'un cinéma plus féminin pour que, comme en littérature, comme en musique, la question de l'appréhension du monde d'un point de vue féminin, la question des sensibilités féminines, soient plus présentes dans le monde du cinéma et qu'il n'y ait pas que des westerns", poursuit-il.
Pour Thierry Frémaux, la place de la femme dans le cinéma doit faire l'objet d'un débat collectif. "Y a-t-il des quotas d'inscription dans les écoles de cinéma? Dans les subventions des scénarios?"

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Vos réactions

Portrait de micpec
12/mai/2026 - 14h53

Le quota ne veut pas dire talent, tant au cinéma que dans les entreprises, ce peut être dans les 2 cas, aussi bien plus de femmes ou plus d'hommes selon les compétences.