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La situation des nappes phréatiques en France reste "très préoccupante" en raison d'un déficit de pluie après un été de sécheresse exceptionnelle

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La sécheresse continue de fragiliser les réserves d'eau souterraines françaises, avec 66 % des nappes phréatiques sous les normales saisonnières au 1er octobre. Dans son dernier bulletin, le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) juge la situation « très préoccupante », après plusieurs mois de déficit pluviométrique.

Plus inquiétant encore, 81 % des points de surveillance affichent des niveaux toujours en baisse, alors que la recharge automnale devrait normalement commencer. Seuls 7 % des points d'observation enregistrent une remontée des eaux souterraines, tandis que 11 % présentent des niveaux stables.

La situation s'est encore dégradée depuis la fin août, lorsque 61 % des points de surveillance se situaient sous les normales mensuelles. Cette évolution s'explique notamment par un mois de septembre exceptionnellement sec, avec des précipitations inférieures d'environ 70 % aux moyennes habituelles.

La France sort également de son été le plus chaud jamais enregistré, avec une température moyenne de 24 °C, supérieure de 3,6 °C aux normales climatiques. Le manque de pluie et les fortes températures ont accentué l'évaporation de l'eau et limité son infiltration dans les sols. Les nappes du Limousin, du Morvan, du Forez, du Jura, des Vosges et de certaines parties de Lorraine figurent parmi les secteurs les plus durement touchés.

Quelques territoires du Sud-Est, notamment dans le Gard et autour de Valras-Agde, conservent toutefois des réserves plus favorables. La sécheresse affecte désormais directement l'approvisionnement en eau potable, avec 94.000 personnes privées d'eau du robinet en France métropolitaine à la fin septembre.

Au début du mois d'octobre, 79 départements étaient placés en situation de crise sécheresse et 14 autres en alerte renforcée, entraînant d'importantes restrictions d'utilisation de l'eau. Les spécialistes distinguent les nappes réactives, qui peuvent se reconstituer en quelques semaines, des nappes inertielles, dont la recharge peut nécessiter plusieurs mois, voire plusieurs années.

 

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