assemblée nationale La production française de vin devrait atteindre 34,9 millions d’hectolitres en 2026, soit 2 % de moins qu’en 2025 et 14 % sous la moyenne 2021-2025, selon les estimations du ministère de l’Agriculture. Cette nouvelle baisse intervient après une récolte 2025 déjà considérée par l’Organisation internationale de la vigne et du vin comme la plus faible depuis 1957.
Elle s’explique par une diminution de 1,9 % des surfaces cultivées, liée notamment aux aides à l’arrachage, ainsi que par la sécheresse et les épisodes caniculaires ayant affecté les raisins.
Les pluies de fin d’été ont toutefois permis de relever les prévisions, initialement fixées à 33,9 millions d’hectolitres, particulièrement en Languedoc et dans le Roussillon.
Dans ces deux régions, la récolte progresserait de 20 % par rapport à 2025 et dépasserait de 2 % la moyenne quinquennale, malgré une réduction des surfaces.
Le Bordelais enregistrerait une hausse de 10 %, tout en restant 11 % sous cette moyenne, tandis que le Sud-Ouest progresserait de 12 %, avec des rendements variables.
En Champagne, les vendanges, achevées dès le début septembre, confirment en revanche une production divisée par deux par rapport à 2025 et à la moyenne des cinq dernières années. La baisse atteindrait 22 % sur un an en Bourgogne et dans le Beaujolais, contre 7 % dans le Val de Loire, tandis que le bilan du Sud-Est varie selon les précipitations.
« Une hétérogénéité que je n’ai jamais connue », observe Jérôme Despey, président du conseil spécialisé vin de FranceAgriMer et viticulteur dans l’Hérault.
Dans le Sud, « on voit que la vigne a été plus résiliente au climat », explique-t-il, évoquant des pratiques adaptées pour que les feuilles protègent davantage les raisins.
Malgré ces écarts de volumes, le ministère et les professionnels soulignent l’« excellent état sanitaire » de la récolte, préservée des maladies favorisées par l’humidité. Les conditions ont permis de récolter à un « degré de maturité optimale », laissant espérer, selon Jérôme Despey, « un excellent cru en 2026 ». En Champagne, Claude Mandois partage cet optimisme malgré des volumes réduits : « qualitativement, on a eu au niveau visuel, gustatif, une vendange exceptionnelle ».
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